De l’abstrait au concret

avril 28, 2008

Maintenant que vous avez une bonne connaissance de votre situation financière, attaquons-nous à votre situation particulière.

Prenez vos revenus mensuels et divisez les ainsi:

Prenez un montant équivalent à 10 % de vos revenus et mettez les dans un compte d’épargne. Ce seront vos investissements à long terme, votre poule aux oeufs d’or. Il est sage de ne jamais lui toucher que pour l’investir. Vous pourrez éventuellement choisir les types d’investissements que vous désirez effectuer (sans risque, risque modéré ou élevé, immobilier (une maison ou des immeubles à revenus), bons d’épargne, actions ou fonds mutuels, prêts d’argent à des particuliers, démarrage de votre entreprise, etc. En attendant, je vous recommande de le mettre dans un compte d’épargne sans frais, à votre institution financière ou chez ING Direct. J’utilise leurs services depuis un moment déjà et j’ai toujours été satisfaite de leur service et de leurs produits. Je reçois 3,3% sur les sommes que j’y dépose, et j’ai accès à ces sommes dans un délai aussi court que 48 heures. Drôlement intéressant.

Ensuite, à l’aide des exercices réalisés dans les articles précédents ( Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs , Définir ses buts) fixez un montant raisonnable pour être en mesure de faire les choses qui se sont avérées les plus importantes pour vous. Vos raisons de vivre. Par exemple, si voyager est la chose la plus importante pour vous, il s’agit de déterminer combien de voyages il est raisonnable de faire, compte tenu de la situation financière dans laquelle vous êtes actuellement, dans la prochaine année. Je comprend qu’il va y avoir un IDÉAL, mais il faut y aller de façon RAISONNABLE. Si vous lisez encore ces lignes, vous n’avez pas encore atteint cet IDÉAL et il vous faut encore vous redresser! Disons qu’un voyage par année est raisonnable. Fixons le montant de ce voyage à 2400$ par année. Il faut donc mettre 200$ par mois de côté pour accumuler suffisamment d’argent pour partir dans 12 mois. Vous pourriez faire de même pour plusieurs choses: telle portion pour voyage, telle autre pour un saut en parachute, etc. Cette catégorie représente la catégorie LTSS: épargne pour dépenses à long terme. Elle représente environ 10%. Vous devriez inclure ici un bon pourcentage pour remboursement de dettes. Ce sont des plaisirs que vous avez déjà savourés et qu’il reste à payer. Le remboursement de dettes est une étape cruciale pour votre redressement. Mais il faut quand même prendre soin de votre personne afin d’éviter de rechuter. Nous en discuterons davantage un autre jour.

La prochaine étape est aussi très utile. L’expérience, aussi ésotérique qu’elle puisse être, m’a démontré que le fait de donner permet de recevoir. Je ne dis pas que c’est automatique ni qu’il s’agit d’une science exacte, mais les retombées de mes dons ont été plus que bénéfiques! Pour les besoins de la cause, j’utilise 5% de dons caritatifs aux causes qui me tiennent à coeur (dans mon cas, c’est l’environnement, l’écologie) et 5% pour les cadeaux usuels: fêtes, noël, autre. Ce 10% sert donc à redonner à la vie. Redonner se fait parfois au départ et parfois à la suite des événements, comme l’oeuf est à l’origine de la poule et la poule à l’origine de l’oeuf!

Il est maintenant temps de déduire vos dépenses fixes: il s’agit du volet stable de vos dépenses dites nécessaires. Tout ce qui peut se payer automatiquement, dont vous connaîssez le montant mensuel ou la moyenne annuelle. Les frais d’habitation (loyer ou hypothèque, électricité, téléphone, …), de déplacement (voiture, assurances, transport en commun, etc.)… Mais aussi des frais minimums sur les remboursements de dettes.

Il faut ensuite déduire les dépenses variables: épicerie, essence, vêtements, restaurant. Tel que mentionné précédemment, les dépenses nécessaires devraient représenter environ 50%. Ces dépenses variables ne devraient donc pas dépasser la différence entre les dépenses fixes et ce 50%. C’est souvent ici qu’il y a le plus de travail à faire pour réduire les dépenses.

J’ai déjà entendu: « Quand on cesse d’apprendre, on commence à vieillir ». Je dirais même qu’on cesse de vivre. Ainsi, je ne puis faire autrement que de prôner l’éducation et l’apprentissage de tous les types. Les prochains 10% pourront être utilisés pour acheter des livres, prendre des cours, retourner à l’école… Pour ma part, cette portion est beaucoup réduite, probablement parce que cette dépense vient tout juste de sortir de ma portion « nécessités » puisque j’ai terminé mes études universitaires il n’y a pas si longtemps. Vous pourrez aussi la réduire si votre employeur vous fournis l’opportunité de suivre des formations ou si vous n’avez pas autant de soif d’apprendre par des moyens coûteux: les livres sont gratuits à la bibliothèque, le « street smart » est sans prix, etc. Vous pourrez donc reporter ces dollars inutilisés sur le remboursement de dettes, puis sur l’épargne, en espérant qu’elle ne soient nécessaires pour vos dépenses nécessaires…

Le 10% suivant pourrait se voir réduit si vous comptez rembourser un maximum de dettes et que le moral est bon. Un 5% pourra être utilisé à cet effet. Il reste ensuite 5% qui peuvent être utilisés sur des petits (ou plus grands) plaisirs de la vie. Ce peut être un souper gastronomique, une fin de semaine dans le nord, une soirée seuls avec les enfants auprès d’une gardienne, un vêtement de haute couture, une métamorphose beauté, ou simplement un bon repas de fruits de mer à la maison… Ces 10% sont souvent inclus dans les dépenses variables. Il est quant à moi dommage de ne pas reconnaître leur particularité et de ne pas savoir les savourer pleinement! C’est ici que l’on peut se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité. Profitez en! Tel que j’en ai discuté précédemment, c’est ici que l’on investit dans la SATISFACTION. Allez-y, SAVOUREZ.

Selon vos revenus, je comprends que ces pourcentages puissent être idéalistes, ou impensables. Je crois par contre qu’il est primordial d’accorder à chaque type de dépenses qui ne font pas partie des dépenses nécessaires une place importante afin de jouir de la vie au fur et à mesure.

Si vos besoins étaient supérieurs au 50%, je vous invite donc à fixer ce pourcentage (par exemple, à 70%) et à rediviser les 30% qui restent proportionnellement: 30% divisés en 5, 6% par catégorie plutôt que 10%. Cette situation est soit dûe à une trop grande quantité de dettes, à un train de vie trop élevé ou à un salaire insuffisant. En appliquant les principes discutés dans les articles précédents, ces problèmes risquent fort de s’amoindrir et il sera important de rajuster le tir au fur et à mesure.

De la même façon, si vos revenus ou vos dépenses sont telles que vos dépenses nécessaires sont inférieures à 50%, je vous invite à rediviser votre disponibilité restante, mais en augmentant en priorité la portion consacrée aux investissements. Cette catégorie peut facilement atteindre 20% de vos revenus. Elle vous permettra d’avoir un coussin, de vous rassurer, de savoir qu’une sécurité existe pour vous aussi. Vous pourrez  ensuite encourager la portion consacrée à l’atteinte de rêves ou d’aspirations de votre vie. C’est souvent beaucoup ainsi que l’individu se définit. Par la suite, la prochaine catégorie à prioriser serait probablement celle des dons caritatifs: plusieurs ouvrages recommandent des dons caritatifs avoisinnant 10% des revenus. Je  viserais cette proportion, tout en conservant 5% pour les cadeaux d’usage.

Dans le cas où la priorité veut être mise sur le remboursement de dettes, je vous invite à mettre un minimum de 10% de vos revenus sur le remboursement de dettes. Ce 10% sera puisé en priorité dans les comptes d’épargne à long terme et d’amusement, et sera au surplus des paiements minimums dûs sur vos cartes de crédit. Dans le premier puisque cela doit être un but à long (ou moyen) terme, et dans le second puisque ce sont souvent des extras qui ont été chargés aux comptes de carte de crédit et qu’il s’agissait de gratifications « pré-épargne » dont les moyens se sont avérés insuffisants.

 Nous regarderons des exemples concrets dans les prochains articles.

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Projet de distribution des revenus

avril 19, 2008

Avant de continuer à regarder vos dépenses, je vous propose un « barème d’allocation des ressources ». Je me suis inspirée pour se faire d’un livre que j’ai lu et qui s’intitule: « Secrets of the Millionaire Mind » de T. Harv Eker. Je ne crois pas que ces allocations soient obligatoires, mais elles m’ont beaucoup aidé à déterminer où telles sommes devaient aller et où je devais en consacrer davantage.

Voici son allocation: (il appèle cette technique les « Jarres », en ce sens qu’il recommande de diviser chaque monants et de les accumuler dans des Jarres individuelles).

10%: FFA (Financial Freedom Account): Compte de liberté financière (investissements)

50%: Necessities: Nécessités, dépenses fixes et obligatoires

10%: EDU (Education): Éducation, études

10%: LTSS (Long Term Saving for Savings): Épargne à long terme pour dépenses à venir

10%: GIVE: Dons de tous genres

10%: PLAY: Amusement

Ces pourcentages fonctionnent pour les gens qui reçoivent un chèque de paie net. Pour ceux qui sont à leur compte, il est recommandé de retirer d’ABORD un premier 30% de tous les revenus afin de payer l’impôt.

Voici comment je les interprêtes:

Investissement: Dans plusieurs écrits, on recommande de « se payer en premier ». Il s’agit habituellement d’un 10% de nos revenus nets qui est déduit dès l’arrivée du chèque de paye (pour ceux qui sont à leur compte, ces pourcentages seront toujours déduits de ce qui reste après le retrait des 30% pour l’impôt). Ce compte est accumulé pour réaliser des investissements divers: bons d’épargne, fonds mutuels, REER, bourse, immobilier, démarrage d’une entreprise, etc. J’élargis toujours le concept afin d’inclure une mise de fond sur une maison ou un condo.

Quand on se paie TOUJOURS en premier, les avantages sont nombreux: La somme des 10% permet éventuellement de dépasser celui des dettes, ce qui permet d’augmenter notre actif et notre valeur financière nette, on s’assure de toujours avoir l’argent disponible pour investir dans notre avenir (contrairement à budgetter tout et à économiser « ce qui va rester » s’il en reste), on établit des priorités dans nos dépenses…

Nécessités: je ne crois pas que cela nécessite beaucoup d’explications. Cependant, il est important de mentionner que si vos dépenses sont déficitaires, il faut ABSOLUMENT que ces nécessités soient NÉCESSAIRES. On ne peut y inclure des dépenses superflues. Il s’agira de trouver dans les autres catégories un lieu pour ces dépenses moins nécessaires…

Éducation: Ce poste est simple à décrire, mais il est souvent négligé. Si votre employeur vous permet de participer à divers formation, ce poste peut être diminué. J’y inclus de façon générale: tout livre qui m’apprend des choses, toute formation, conférence, cours, … Il est fort probable que ce poste ne soit pas entièrement utilisé… Il est alors important de transférer ces % inutilisés dans d’autres postes de votre choix. Je recommande à ceux et celles qui convoitent un retour aux études de contribuer assurément à ce poste.

Épargne à long terme: Ce compte est utilisé afin d’économiser pour des dépenses futures: un compte surprises ou imprévus, un voyage, un systèmes de cinéma maison, de nouveaux meubles… Ce compte permet d’éviter d’acheter à crédit et d’accumuler les sommes AVANT d’acheter un objet. C’est aussi un compte où on peut économiser pour certains buts dont nous rêvons.

Dons: Depuis longtemps, la religion suggère de faire don de 10% de ses revenus à la communauté habituellement religieuse. J’élargis ce concept et inclus donc les cadeaux faits aux gens qui nous entourent: parents, enfants, amis, collègues… Je partage donc ce compte en 2: J’économise les sommes pour des cadeaux de fêtes, de noël, ou autre occasions. Je ne passe donc plus janvier et février dans le rouge et l’inquiétude. J’économise aussie les sommes pour faire don à des organismes qui encouragent des causes qui me tiennent à coeur. Je crois fermement qu’il faut donner pour recevoir et apprendre à recevoir pour apprendre à donner. Je pratique donc les deux! Aussi ésothérique que cela puisse paraître, la majorité de mes dons se sont suivis par des retombées économiques remarquables.

Amusement: Parce qu’il faut s’amuser dans la vie! Pour l’auteur du livre, ce concept est utilisé pour dilapider dans des folies de millionnaire afin de créer le sentiment et d’attirer la situation de fait. Il propose donc d’utiliser ces sommes dans des dépenses luxueuses et de savourer ces aventures. J’élargis par contre ce concept et vous invite à le faire, spécialement si vous avez de la difficulté à joindre les deux bouts. Vous pouvez y inclure un resto en famille si cela ne se produit jamais, des soins esthétiques particuliers, coupe de cheveux chez un coiffeur réputé, le fait d’acquérir un animal de compagnie et de déduire les dépenses ici… Bref, c’est un compte pour se faire PLAISIR!!!

Dans le prochain article, je vous présente comment utiliser ces Jarres…