Attaquer vos dettes

mai 1, 2008

Maintenant que nous avons parlé de plans pour vous remettre sur le chemin de la réussite, il faut s’attaquer DIRECTEMENT aux dettes. Peu importe la quantité, il est possible de les rembourser à force d’efforts soutenus.

Avec la division des revenus telle que montrée dans les articles précédents, vous êtres en meilleure position pour rembourser vos dettes tout en consacrant une portion de vos revenus à votre bien-être, à vos plaisirs, à votre bonheur.

Je vous invite à consacrer, au surplus des paiements minimums exigés par les entreprises de crédit, (habituellement 2 ou 3% du solde), un minimum 10% de vos revenus au remboursement de vos dettes.

Par exemple, si vos dettes sont équivalentes à vos revenus nets, soit 30 000$, nous allons faire l’exemple avec un taux annuel de 19%, un remboursement minimum exigé de 3% et un effort de remboursement de 10% du revenu net: (le 19% d’intéret et 3% de remboursement minimum est courant dans les comptes de cartes de crédit de type Visa ou MasterCard)

Total des dettes Taux int. moyen Intérêt par mois Paiement min. en % Paiement minimum (toutes dettes confondues) Appliqué au capital (négatif = endettement)
30000 19 475 3 900 425
           
           
Revenus nets annuels Revenus par mois % des revenus représente: Appliqué au capital Appliqué au capital
30000 2500 10 250 250 250
           
        Montant à mettre sur vos paiements: Total appliqué au capital
        1150 675
           
        Nombre de mois avant paiement complet Nombre d’années avant paiement complet
        44.44 3.7

 Prenons ensuite l’exemple suivant, où les dettes sont de 40 000$, le revenu net de 30 000$, et un taux d’intérêt de 29% et versements minimums de 2%, toujours avec l’effort de remboursement de 10% des revenus net: (29% d’intérêt par année, 2% du paiement minimum sont des taux courants dans les compte de crédits chez les détaillants de type Sears, La Baie, etc. à la base, les paiements minimums ne suffisent aucunement à couvrir les intérêts de sorte que l’individu qui fait les paiements minimums s’enslise constamment)

 

Total des dettes Taux int. moyen Intérêt par mois Paiement min. en % Paiement minimum (toutes dettes confondues) Appliqué au capital (négatif = endettement)
40000 29 966.67 2 800 -166.67
           
           
Revenus nets annuels Revenus par mois % des revenus représente: Appliqué au capital Appliqué au capital
30000 2500 10 250 250 250
           
        Montant à mettre sur vos paiements: Total appliqué au capital
        1050 83.33
           
        Nombre de mois avant paiement complet Nombre d’années avant paiement complet
        480 40

Dans cet exemple, si aucun effort de remboursement n’est fait, les versement du paiement minimum ne couvre pas l’intéret de sorte que l’institution perçois un intérêt (composé même) de la différence soit 5% (Paiements minimums: 2% X 12 mois = 24%, taux chargé: 29% différence: 5%).

Ainsi, au rythme des taux à 19%/3%/10%, la règle générale est à l’effet que si vous avez des dettes représentant la moitié de vos revenus annuels, il vous prendra 2 ans et 8 mois pour les rembourser.

Si vous avez autant de dettes que de revenus annuels nets, il vous faudra approximativement 3,7 ans pour les rembourser.

Si vous avez deux fois plus de dettes que vos revenus bruts annuels, il vous faudra environ 4 ans et demi pour les rembourser… Il est sage de commencer bientôt pour atteidre rapidement le soulagement d’une vie sans dettes.

Les exemple précédents sont des cas extrêmes de taux. Les taux moyens que vous payez sont probablement plutôt autour de 15 à 19%. Ceci facilite votre effort de remboursement, si vous n’ajoutez aucune dépense aux cartes!

Je vais bientôt vous fournir un outil que vous pourrez utiliser pour calculer, à votre rythme, le temps qui vous sépare de la vie sans dettes. Insérez-y seulement le crédit non garanti de type cartes de crédit ou marges de crédit (ces dernières n’ont souvent aucun paiement minimum exigé de sorte que le capital est toujours le même si vous n’y mettez pas du votre).

Nous regarderons aussi, dans le prochain article, une proposition de stratégie pour accélérer le tout et quelques conseils pour éviter de vous enliser.

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De l’abstrait au concret

avril 28, 2008

Maintenant que vous avez une bonne connaissance de votre situation financière, attaquons-nous à votre situation particulière.

Prenez vos revenus mensuels et divisez les ainsi:

Prenez un montant équivalent à 10 % de vos revenus et mettez les dans un compte d’épargne. Ce seront vos investissements à long terme, votre poule aux oeufs d’or. Il est sage de ne jamais lui toucher que pour l’investir. Vous pourrez éventuellement choisir les types d’investissements que vous désirez effectuer (sans risque, risque modéré ou élevé, immobilier (une maison ou des immeubles à revenus), bons d’épargne, actions ou fonds mutuels, prêts d’argent à des particuliers, démarrage de votre entreprise, etc. En attendant, je vous recommande de le mettre dans un compte d’épargne sans frais, à votre institution financière ou chez ING Direct. J’utilise leurs services depuis un moment déjà et j’ai toujours été satisfaite de leur service et de leurs produits. Je reçois 3,3% sur les sommes que j’y dépose, et j’ai accès à ces sommes dans un délai aussi court que 48 heures. Drôlement intéressant.

Ensuite, à l’aide des exercices réalisés dans les articles précédents ( Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs , Définir ses buts) fixez un montant raisonnable pour être en mesure de faire les choses qui se sont avérées les plus importantes pour vous. Vos raisons de vivre. Par exemple, si voyager est la chose la plus importante pour vous, il s’agit de déterminer combien de voyages il est raisonnable de faire, compte tenu de la situation financière dans laquelle vous êtes actuellement, dans la prochaine année. Je comprend qu’il va y avoir un IDÉAL, mais il faut y aller de façon RAISONNABLE. Si vous lisez encore ces lignes, vous n’avez pas encore atteint cet IDÉAL et il vous faut encore vous redresser! Disons qu’un voyage par année est raisonnable. Fixons le montant de ce voyage à 2400$ par année. Il faut donc mettre 200$ par mois de côté pour accumuler suffisamment d’argent pour partir dans 12 mois. Vous pourriez faire de même pour plusieurs choses: telle portion pour voyage, telle autre pour un saut en parachute, etc. Cette catégorie représente la catégorie LTSS: épargne pour dépenses à long terme. Elle représente environ 10%. Vous devriez inclure ici un bon pourcentage pour remboursement de dettes. Ce sont des plaisirs que vous avez déjà savourés et qu’il reste à payer. Le remboursement de dettes est une étape cruciale pour votre redressement. Mais il faut quand même prendre soin de votre personne afin d’éviter de rechuter. Nous en discuterons davantage un autre jour.

La prochaine étape est aussi très utile. L’expérience, aussi ésotérique qu’elle puisse être, m’a démontré que le fait de donner permet de recevoir. Je ne dis pas que c’est automatique ni qu’il s’agit d’une science exacte, mais les retombées de mes dons ont été plus que bénéfiques! Pour les besoins de la cause, j’utilise 5% de dons caritatifs aux causes qui me tiennent à coeur (dans mon cas, c’est l’environnement, l’écologie) et 5% pour les cadeaux usuels: fêtes, noël, autre. Ce 10% sert donc à redonner à la vie. Redonner se fait parfois au départ et parfois à la suite des événements, comme l’oeuf est à l’origine de la poule et la poule à l’origine de l’oeuf!

Il est maintenant temps de déduire vos dépenses fixes: il s’agit du volet stable de vos dépenses dites nécessaires. Tout ce qui peut se payer automatiquement, dont vous connaîssez le montant mensuel ou la moyenne annuelle. Les frais d’habitation (loyer ou hypothèque, électricité, téléphone, …), de déplacement (voiture, assurances, transport en commun, etc.)… Mais aussi des frais minimums sur les remboursements de dettes.

Il faut ensuite déduire les dépenses variables: épicerie, essence, vêtements, restaurant. Tel que mentionné précédemment, les dépenses nécessaires devraient représenter environ 50%. Ces dépenses variables ne devraient donc pas dépasser la différence entre les dépenses fixes et ce 50%. C’est souvent ici qu’il y a le plus de travail à faire pour réduire les dépenses.

J’ai déjà entendu: « Quand on cesse d’apprendre, on commence à vieillir ». Je dirais même qu’on cesse de vivre. Ainsi, je ne puis faire autrement que de prôner l’éducation et l’apprentissage de tous les types. Les prochains 10% pourront être utilisés pour acheter des livres, prendre des cours, retourner à l’école… Pour ma part, cette portion est beaucoup réduite, probablement parce que cette dépense vient tout juste de sortir de ma portion « nécessités » puisque j’ai terminé mes études universitaires il n’y a pas si longtemps. Vous pourrez aussi la réduire si votre employeur vous fournis l’opportunité de suivre des formations ou si vous n’avez pas autant de soif d’apprendre par des moyens coûteux: les livres sont gratuits à la bibliothèque, le « street smart » est sans prix, etc. Vous pourrez donc reporter ces dollars inutilisés sur le remboursement de dettes, puis sur l’épargne, en espérant qu’elle ne soient nécessaires pour vos dépenses nécessaires…

Le 10% suivant pourrait se voir réduit si vous comptez rembourser un maximum de dettes et que le moral est bon. Un 5% pourra être utilisé à cet effet. Il reste ensuite 5% qui peuvent être utilisés sur des petits (ou plus grands) plaisirs de la vie. Ce peut être un souper gastronomique, une fin de semaine dans le nord, une soirée seuls avec les enfants auprès d’une gardienne, un vêtement de haute couture, une métamorphose beauté, ou simplement un bon repas de fruits de mer à la maison… Ces 10% sont souvent inclus dans les dépenses variables. Il est quant à moi dommage de ne pas reconnaître leur particularité et de ne pas savoir les savourer pleinement! C’est ici que l’on peut se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité. Profitez en! Tel que j’en ai discuté précédemment, c’est ici que l’on investit dans la SATISFACTION. Allez-y, SAVOUREZ.

Selon vos revenus, je comprends que ces pourcentages puissent être idéalistes, ou impensables. Je crois par contre qu’il est primordial d’accorder à chaque type de dépenses qui ne font pas partie des dépenses nécessaires une place importante afin de jouir de la vie au fur et à mesure.

Si vos besoins étaient supérieurs au 50%, je vous invite donc à fixer ce pourcentage (par exemple, à 70%) et à rediviser les 30% qui restent proportionnellement: 30% divisés en 5, 6% par catégorie plutôt que 10%. Cette situation est soit dûe à une trop grande quantité de dettes, à un train de vie trop élevé ou à un salaire insuffisant. En appliquant les principes discutés dans les articles précédents, ces problèmes risquent fort de s’amoindrir et il sera important de rajuster le tir au fur et à mesure.

De la même façon, si vos revenus ou vos dépenses sont telles que vos dépenses nécessaires sont inférieures à 50%, je vous invite à rediviser votre disponibilité restante, mais en augmentant en priorité la portion consacrée aux investissements. Cette catégorie peut facilement atteindre 20% de vos revenus. Elle vous permettra d’avoir un coussin, de vous rassurer, de savoir qu’une sécurité existe pour vous aussi. Vous pourrez  ensuite encourager la portion consacrée à l’atteinte de rêves ou d’aspirations de votre vie. C’est souvent beaucoup ainsi que l’individu se définit. Par la suite, la prochaine catégorie à prioriser serait probablement celle des dons caritatifs: plusieurs ouvrages recommandent des dons caritatifs avoisinnant 10% des revenus. Je  viserais cette proportion, tout en conservant 5% pour les cadeaux d’usage.

Dans le cas où la priorité veut être mise sur le remboursement de dettes, je vous invite à mettre un minimum de 10% de vos revenus sur le remboursement de dettes. Ce 10% sera puisé en priorité dans les comptes d’épargne à long terme et d’amusement, et sera au surplus des paiements minimums dûs sur vos cartes de crédit. Dans le premier puisque cela doit être un but à long (ou moyen) terme, et dans le second puisque ce sont souvent des extras qui ont été chargés aux comptes de carte de crédit et qu’il s’agissait de gratifications « pré-épargne » dont les moyens se sont avérés insuffisants.

 Nous regarderons des exemples concrets dans les prochains articles.


Budget profitable ou déficitaire?

avril 7, 2008

Suite à l’évaluation de vos dépenses, qui aura probablement pris plusieurs heures, vous avez réalisé si vous étiez profitables ou déficitaires. J’espère que cela ne vous a pas causé d’insomnie. Je souhaite à chacun de vous que vos finances soient profitables, cependant, il est important de se souvenir que l’univers n’aime pas le vide et que toute disponibilité de fonds est souvent noyée par une dépense ou l’autre.

Si votre budget est profitable, il faut absolument trouver des endroits où acheminer ces sommes pour éliminer au maximum la disponibilité. Nous verrons bientôt des options pour le faire.

Si, au contraire, il est déficitaire, il est grand temps de prendre les choses en main. Pour se faire, deux options s’offrent à vous: augmenteer les revenus ou diminuer les dépenses. Une combinaison des deux est idéale, mais nous avons souvent plus de contrôle sur nos dépenses que sur nos revenus. Il faut donc prendre chaque poste de dépenses et évaluer chacun d’eux pour en juger la nécessité, la possibilité de le réduire, mais surtout, le niveau de satisfaction qu’il procure (voir Investir dans la satisfaction).

En ce qui a trait aux dépenses fixes, par exemple, prenons la cablodistribution. Avez-vous réellement besoin d’avoir la télévision? Avez-vous réellement besoin de tous ces canaux? Un autre fournisseur pourrait-il vous fournir les mêmes services pour moins cher? Les clients fidèles sont souvent pénalisés chez les fournisseurs car ils ont leur habitudes de consommation et qu’ils ont déjà ce dont ils ont besoin alors que les nouveaux clients pourront souscrire à plusieurs services… Ça vaut la peine de magasiner et d’essayer. Pour ma part, je déteste les commerciaux! Cela m’exaspère! Je trouve que cela ne fait que casser le suspense. Alors, je préfères investir dans la location ou l’emprunt de films ou de télésérie ou leur achat, ou même dans les soirées au cinéma. Un compte de cablodistribution, dans le moins cher, est autour de 43 $. Si je vais au cinéma une fois par mois, que je loue 1 ou 2 dvd par semaine et que j’emprunte une télésérie (CSI par exemple) par mois, j’arrive à 32$ de location, 10$ de cinéma et 0$ de télésérie puisque je l’emprunte j’occupe donc 42 heures de mon temps, sans commerciaux, sans frustration, sans tentation et je l’apprécie drôlement plus. Cela fait quand même 10 heures de cinéma/télévision par semaine. Mais c’est moi! Je ne suis pas une grande amatrice de télévision. Le mois suivant, je vais peut-être acheter une télésérie, ce qui me permettra de la prêter ensuite. Je pourrai même inviter les amis à qui je compte la prêter et préparer un souper entre amis, une occasion pour se voir.

Avez-vous réellement besoin de deux voitures neuves ou en location? Dépendamment des foyers, il est très fréquent qu’un membre de la famille ait davantage besoin d’un véhicule pour se déplacer que l’autre. Il serait utile d’avoir une voiture plus récente et une voiture plus ancienne. La première étant pour la personne qui s’en sert le plus et la seconde, pour les petits déplacements ou pour  celui ou celle qui travaille le plus près de la maison ou se déplace en transports en commun. L’industrie automobile se plaît à nous faire croire que les voitures plus anciennes sont moins sécuritaires, plus dispendieuses en entretien… Mais avez-vous déjà fait le décompte? La probabilité pour qu’une voiture plus ancienne coûte aussi cher qu’une voiture neuve, financée ou louée, est plus que minime. Si cela arrive, c’est seulement par malchance, et peut-être pour quelques mois seulement, pas 72! Les coûts d’assurances sont d’ailleurs beaucoup plus élevés sur les véhicules neufs. De nombreuses options s’offrent d’ailleurs à ceux qui veulent couper une voiture: les transports en communs, qui vous permettent par la même occasion de lire un bon livre ou de relaxer, le covoiturage, le service Communauto… Je dois l’avouer: je ne me revalorise pas particulièrement à travers une carosserie!

D’autres dépenses fixes peuvent devenir plus flexibles par de petites attentions: éteindre les lumières, baisser la température lorsque l’on quitte et la nuit (cela favorise d’ailleurs un meilleur sommeil, quant à moi), installer des termostats électroniques, utiliser des appareils écoénergétiques, colmater les fuites, etc.

Pour le téléphone cellulaire, il est utile de regarder le contrat et d’évaluer nos besoins au fur et à mesure qu’ils évoluent: la tant populaire messagerie texte peut s’additionner à la longue, le dépassement de forfait fait souvent mal et une simple réévaluation avec le fournisseur, au cours d’un appel au soutien à la clientèle peut réellement rapporter (prenez votre mal en patience!). Encore une fois, magasinez! Il est maintenant possible de quitter une compagnie pour une autre en conservant votre numéro de téléphone!

Le téléphone à la maison peut maintenant offrir d’autre options: le seul fournisseur du Québec a dû laissé la place à la compétition. De simples coûts de téléphone à chaque année peuvent vous sauver des dizaines de dollars mensuellement. Les plans d’interrurbains ont évolué! Les services aussi.

Les assurances de biens: il est très utile de renégocier les plans d’assurance en comparant différents fournisseurs, en appelant des courtiers, en faisant des coups de téléphone à chaque fois que les contrats viennent à échéance. Ce temps investi est souvent très lucratif. L’augmentation de la franchise et la réduction des protections (retrait de feu, vol, vandalisme, la réduction à la responsabilité civile uniquement, etc.) permettent aussi de sauver des dollars. Une égratignure ou une bosse sur une voiture plus ancienne est moins dramatique et ne nécessite pas de réclammation. Parlant de réclammation, conserver un bon dossier de conduite et éviter les réclammations permettent aussi d’épargner.

Pensez à votre « tarif horaire » quand vous faites ces démarches: ces quelques heures vont souvent rapporter quelques dizaines voire quelques centaines de dollars par année. L’économie des dollars se calcule en dollars non imposables! La liste est longue, et les options aussi. Il ne faut pas avoir peur de négocier: rares sont les entreprises qui n’ont qu’un prix!

Toutes ces économies s’additionnent et peuvent vous aider à économiser ou à rembourser vos dettes. Ce ne sont que des dépenses fixes, imaginez les petites dépenses que vous pourrez diminuer. Plus vous retardez, plus vous payez et plus vous laissez le pouvoir dans les mains de ceux qui vous tiennent: les fournisseurs.

Nous allons prochainement traiter des dépenses variables et je compte aussi analyser quelques contrats de consommations dans un article subséquent.

C’est à mon tour de vous dire… À suivre!!!!!


Un saut dans la réalité

avril 3, 2008

Tel qu’abordé dans l’article prédédent, les « petites dépenses » peuvent rapidement s’additionner… Ces petites dépenses peuvent parfois être égales aux dépenses fixes et il est important de les identifier.

La prochaine étape consiste à préparer un état des revenus et dépenses en bonne et due forme, en tenant compte de vos habitudes actuelles. À vos crayons!

Commençons par les revenus : Un talon de paie sera suffisant pour la majorité d’entre nous, mais il est important d’identifier toutes les sources de revenus, et un montant le plus précis possible de chacune d’elle. Sortez quelques états de compte de votre institution bancaire. Une année devrait être représentative. N’ignorez pas les revenus sporadiques et ne laissez pas dépendre vos rêves ou vos intérêts de ces revenus: ils faut accorder une place prioritaire à vos rêves et fixer des objectifs pour ces revenus irréguliers.

Attaquons ensuite les dépenses: Identifiez vos façons de dépenser: Argent comptant, cartes de débit, cartes de crédit, chèque… Sortez les relevés de compte et observez-les. Commencez par les dépenses fixes. J’utilise habituellement un fichier excel où j’indique les dépenses: Une colonne pour les dépenses annuelle, une mensuelle, une bihebdomadaire (ou hebdomadaire si vos paies sont aux semaines). Observez les relevés de compte et insérez les dépenses que vous faites annuellement, mensuellement, aux deux semaines. En voici quelques exemples:

Habitation

Loyer ou versement hypothécaire
Taxes municipales
Taxes scolaires
Taxes d’eau
Frais de condo
Électricité
Chauffage
Système d’alarme
Aménagement, entretien et réparations
Assurance habitation
Ameublement

Transport

Auto (remboursement ou location)
Essence
Entretien et réparations
Pneus
Assurance auto
Immatriculation
Permis
Stationnement
Transport en commun (taxi, train, métro, autobus, etc.)

Télécommunications

Téléphone et interurbains
Téléphone cellulaire
Téléavertisseur
Cablodistribution
Internet

Alimentation

Épicerie
Cafe et collation
Restaurants

Dépenses d’assurance

Assurance vie
Assurance invalidité
Assurance maladie grave
Assurance accident

Santé

Soins de santé (médicaux, dentaires, optiques)
Pharmacie

Loisirs

Sports (équipement)
Divertissement (spectacles, cinéma, location video, livres et revues)
Vacances
Abonnements (jounaux, revues, clubs sportifs, etc.)

Éducation

Frais de scolarité / Formation
Livres éducatifs, matériel scolaire, frais de l’institution, etc.

Remboursement d’emprunts

Carte de crédit
Marge de crédit
Prêt personnel
Prêt étudiant
Emprunt (ami ou parent)
Autres emprunts (meubles, consolidation de dette, etc.)

Autres dépenses

Vêtements
Chaussures
Papetrie
Frais de gestion
Soins personnels (coiffure et esthétique)
Cadeaux
Dons de charité
Dépenses personnelles
Tabac
Boissons alcoolisées
Perte ou vol ou ajustements

Dépenses pour autrui

Enfants
Frais de garde d’enfants
Dépenses liées aux enfants
Pension alimentaire

N’ignorez pas les dépenses « inhabituelles », il y en a tout le temps.
Ne négligez pas les petites dépenses, elles s’additionnement vraiment.

Pour vous aider à tenir compte de ces petites dépenses, faites cet exercice: demandez toujours une facture pour vos achats, notez ces dépenses et celles qui n’ont pas de facture (pourboires, dons, etc.) dans un petit carnet qui vous suivra partout pour le prochain mois, n’y omettez rien. (Vous pouvez aussi y compiler l’argent reçu: cadeaux, remboursements…) Compilez-y la date de l’achat, le nom du commerçant et le montant déboursé. Comparez-le ensuite avec vos relevés(doublons, sommes retirées au guichet, etc.) Cet exercice vous aidera à identifier vos habitudes de paiement et les fuites dans votre budget.

Pour les dépenses reliées à vos dettes, ne tenez compte que du montant minimum. Pour les services qui varient au cours de l’année, prenez le montant global annuel. Soyez généreux et honnêtes dans les dépenses. N’en omettez pas. Ce n’est qu’à vous même que vous mentiriez.

En soustrayant les dépenses des revenus, vous aurez une bonne idée de la direction que prennent vos finances: sont-elles déficitaires ou profitables? Peu importe l’issue de l’exercice, prendre conscience de ces chiffres est un grand pas sur le chemin de la rémission. Ne vous en faites pas si elles sont déficitaires: c’est probablement ce qui vous a poussé à suivre les étapes que je vous présente ici. Je crois fermement que l’un des buts ultimes de notre existence est de s’améliorer. C’est ainsi qu’on fait les premiers pas. et je vous en supplie… NE DRAMATISEZ PAS. Il y en a des pires et des moins pires. J’ai fait cet exercice avec plusieurs personnes. Certaines étaient déficitaires de 150$ par mois, d’autres de près de 1 000$ par mois certains n’avaient une latitude que de 100$, sans coussin pour les surprises…

Je sais que cela n’est pas facile, mais essayez d’apprécier le soulagement que vous apporte la prise de conscience de cet état de fait.


Déterminer la cause de ses soucis financiers

mars 21, 2008

Dans le livre « The Money Trap: A Practical Program to Stop Self-Defeating Financial Habits So You Can Reclaim Your Grip on Life  » de Ron Gallen, l’auteur dénote 4 problèmes de comportements qui mènent à l’accumulation excessive de dettes: Les dépensiers excessifs, les travailleurs compulsifs, les obsédés de l’argent et les sous payés chroniques (Overspenders, Workaholism, Money obsession, Underearners).

Les dépensiers excessifs sont probablement les plus faciles à identifier. En effet, ils peuvent avoir un gros salaire, une grosse voiture, une grosse maison. Ils se font admirer par l’importance de leurs avoirs et cachent souvent une montagne au moins équivalente de dettes. Ils ont toujours l’impression qu’ils ont encore des ressources à dépenser, et ils se valorisent à travers les gens qui les admirent ou le sentiment de mériter ce qu’ils se procurent. Ce sont parfois ceux qui jouent aux « voisins gonflables » au Québec.

Les travailleurs compulsifs se font reconnaître par leur longues heures au travail. Ils se valorisent en travaillant, travaillant et travaillant, souvent pour étouffer des sentiments qui les rongent. Ils sont souvent cités en exemple par leur patrons pour leurs collègues. La vérité est pourtant qu’ils sont obsédés par le travail. Ils en oublient la vie qui passe, les gens qu’ils aiment… sous la couverture de l’ambition.

Les obsédés de l’argent ne voient pas le temps filer quand ils pensent à l’argent: transférer des soldes de cartes de crédit pour sauver quelques dollars, réfléchir à des moyens de maximiser chaque sous, etc. Ils peuvent gaspiller des heures pour trouver le moyen de sauver des frais, des transactions, mais ne comptent que très rarement leur temps dans l’équation. Ils ont toujours une seconde pensée en fonction de ce qu’il leur en coutera, des points qu’ils pourraient économiser, de rallier leurs parents et amis pour maximiser les rabais…

Les sous payés chroniques sont des gens qui ne trouvent aucun emploi qui soit à la hauteur de leur compétence puisqu’ils ont la croyance intérieure, consciente ou inconsciente, qu’ils ne valent pas ce qu’ils sont. Ils ont souvent le capitalisme en horreur et ne valorisent pas l’argent.

Je crois que ces caractéristiques décrivent bien les problèmes qui peuvent être rencontrés chez les gens qui ont un problème de dettes. L’auteur souligne aussi que plusieurs de ces pathologies ont découlé de la « guérison » d’une autre pathologie: dépendances aux drogues, alcool, jeu, sexe, nourriture, etc. Le symptôme est disparu, mais la cause est toujours présente et se répercute ailleurs.

Je ne poursuivrai pas la critique de ce livre pour l’instant, mais je crois que les principes qu’il véhicule constituent un bon endroit pour commencer à se questionner sur ce qui mène à l’accumulation de dettes. 


À ceux qui se débattent avec leurs dettes

mars 20, 2008

Je commence cette série d’article par discuter du fardeau que peuvent devenir les dettes. J’ai rencontré plusieurs personnes, d’origines différentes, de revenus différents, d’habitudes différentes qui ont rencontré ou rencontrent toujours des difficultés avec leurs dettes.

Je crois que le principal problème de cet état de situation est d’origine psychologique et que les attitudes qui y mènent peuvent ressembler aux suivantes:

– Les lacunes dans l’administration des finances personnelles (manque de connaissances, d’efforts, etc.)
– Le manque de ressources, purement et simplement (en raison d’imprévus ou d’obligations)
– L’impression que parce qu’on fait tel « emploi » ou tel « salaire » on mérite ceci et cela (L’obligation de dépenser et d’acquérir des biens matériels pour compenser un mal être ou un « standing » social)

 J’ai un vague souvenir d’une entrevue de Robert Kiyosaki qui citait un planificateur financier mentionnant deux exemples de sa pratique:

– Un médecin endetté jusqu’au yeux, et sans actif net, entrait dans le cabinet du PF et demandait ce qu’il pouvait faire pour aider sa situation. Il avait bien-sûr une voiture très récente, ne prenait pas conscience de l’extravagance de son niveau de vie et ne réalisait probablement pas sa responsabilité dans cette situation.

– À l’inverse, une enseignante entrait dans le même cabinet, et, l’air piteux, elle précisait qu’elle n’avait pu accumuler à ce jour, pour sa retraite, que 50 000$… Il lui avoua que bien peu de gens avaient cette sagesse!

 Il est facile de constater les attitudes diamétralement opposées de ces deux individus. Bien entendus, tous les médecins ne sont pas ainsi, et tous les enseignants non plus… Mais il est fréquent de constater que plusieurs traits sont communs à plusieurs corps de métier.

 Plusieurs techniques s’offriront à ceux qui croulent sous les dettes, cependant, toutes se résummeront à trois solutions:  diminuer les dépenses, augmenter les revenus, ou les deux!  Comme on m’a enseigné à l’école, Antoine Laurent de Lavoisier a dit: « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se retrouve et se transforme »!

 Ainsi, il n’y a aucune solution purement magique, seule la volonté peut être miraculeuse!