Projet de distribution des revenus

avril 19, 2008

Avant de continuer à regarder vos dépenses, je vous propose un « barème d’allocation des ressources ». Je me suis inspirée pour se faire d’un livre que j’ai lu et qui s’intitule: « Secrets of the Millionaire Mind » de T. Harv Eker. Je ne crois pas que ces allocations soient obligatoires, mais elles m’ont beaucoup aidé à déterminer où telles sommes devaient aller et où je devais en consacrer davantage.

Voici son allocation: (il appèle cette technique les « Jarres », en ce sens qu’il recommande de diviser chaque monants et de les accumuler dans des Jarres individuelles).

10%: FFA (Financial Freedom Account): Compte de liberté financière (investissements)

50%: Necessities: Nécessités, dépenses fixes et obligatoires

10%: EDU (Education): Éducation, études

10%: LTSS (Long Term Saving for Savings): Épargne à long terme pour dépenses à venir

10%: GIVE: Dons de tous genres

10%: PLAY: Amusement

Ces pourcentages fonctionnent pour les gens qui reçoivent un chèque de paie net. Pour ceux qui sont à leur compte, il est recommandé de retirer d’ABORD un premier 30% de tous les revenus afin de payer l’impôt.

Voici comment je les interprêtes:

Investissement: Dans plusieurs écrits, on recommande de « se payer en premier ». Il s’agit habituellement d’un 10% de nos revenus nets qui est déduit dès l’arrivée du chèque de paye (pour ceux qui sont à leur compte, ces pourcentages seront toujours déduits de ce qui reste après le retrait des 30% pour l’impôt). Ce compte est accumulé pour réaliser des investissements divers: bons d’épargne, fonds mutuels, REER, bourse, immobilier, démarrage d’une entreprise, etc. J’élargis toujours le concept afin d’inclure une mise de fond sur une maison ou un condo.

Quand on se paie TOUJOURS en premier, les avantages sont nombreux: La somme des 10% permet éventuellement de dépasser celui des dettes, ce qui permet d’augmenter notre actif et notre valeur financière nette, on s’assure de toujours avoir l’argent disponible pour investir dans notre avenir (contrairement à budgetter tout et à économiser « ce qui va rester » s’il en reste), on établit des priorités dans nos dépenses…

Nécessités: je ne crois pas que cela nécessite beaucoup d’explications. Cependant, il est important de mentionner que si vos dépenses sont déficitaires, il faut ABSOLUMENT que ces nécessités soient NÉCESSAIRES. On ne peut y inclure des dépenses superflues. Il s’agira de trouver dans les autres catégories un lieu pour ces dépenses moins nécessaires…

Éducation: Ce poste est simple à décrire, mais il est souvent négligé. Si votre employeur vous permet de participer à divers formation, ce poste peut être diminué. J’y inclus de façon générale: tout livre qui m’apprend des choses, toute formation, conférence, cours, … Il est fort probable que ce poste ne soit pas entièrement utilisé… Il est alors important de transférer ces % inutilisés dans d’autres postes de votre choix. Je recommande à ceux et celles qui convoitent un retour aux études de contribuer assurément à ce poste.

Épargne à long terme: Ce compte est utilisé afin d’économiser pour des dépenses futures: un compte surprises ou imprévus, un voyage, un systèmes de cinéma maison, de nouveaux meubles… Ce compte permet d’éviter d’acheter à crédit et d’accumuler les sommes AVANT d’acheter un objet. C’est aussi un compte où on peut économiser pour certains buts dont nous rêvons.

Dons: Depuis longtemps, la religion suggère de faire don de 10% de ses revenus à la communauté habituellement religieuse. J’élargis ce concept et inclus donc les cadeaux faits aux gens qui nous entourent: parents, enfants, amis, collègues… Je partage donc ce compte en 2: J’économise les sommes pour des cadeaux de fêtes, de noël, ou autre occasions. Je ne passe donc plus janvier et février dans le rouge et l’inquiétude. J’économise aussie les sommes pour faire don à des organismes qui encouragent des causes qui me tiennent à coeur. Je crois fermement qu’il faut donner pour recevoir et apprendre à recevoir pour apprendre à donner. Je pratique donc les deux! Aussi ésothérique que cela puisse paraître, la majorité de mes dons se sont suivis par des retombées économiques remarquables.

Amusement: Parce qu’il faut s’amuser dans la vie! Pour l’auteur du livre, ce concept est utilisé pour dilapider dans des folies de millionnaire afin de créer le sentiment et d’attirer la situation de fait. Il propose donc d’utiliser ces sommes dans des dépenses luxueuses et de savourer ces aventures. J’élargis par contre ce concept et vous invite à le faire, spécialement si vous avez de la difficulté à joindre les deux bouts. Vous pouvez y inclure un resto en famille si cela ne se produit jamais, des soins esthétiques particuliers, coupe de cheveux chez un coiffeur réputé, le fait d’acquérir un animal de compagnie et de déduire les dépenses ici… Bref, c’est un compte pour se faire PLAISIR!!!

Dans le prochain article, je vous présente comment utiliser ces Jarres…


 


Budget profitable ou déficitaire?

avril 7, 2008

Suite à l’évaluation de vos dépenses, qui aura probablement pris plusieurs heures, vous avez réalisé si vous étiez profitables ou déficitaires. J’espère que cela ne vous a pas causé d’insomnie. Je souhaite à chacun de vous que vos finances soient profitables, cependant, il est important de se souvenir que l’univers n’aime pas le vide et que toute disponibilité de fonds est souvent noyée par une dépense ou l’autre.

Si votre budget est profitable, il faut absolument trouver des endroits où acheminer ces sommes pour éliminer au maximum la disponibilité. Nous verrons bientôt des options pour le faire.

Si, au contraire, il est déficitaire, il est grand temps de prendre les choses en main. Pour se faire, deux options s’offrent à vous: augmenteer les revenus ou diminuer les dépenses. Une combinaison des deux est idéale, mais nous avons souvent plus de contrôle sur nos dépenses que sur nos revenus. Il faut donc prendre chaque poste de dépenses et évaluer chacun d’eux pour en juger la nécessité, la possibilité de le réduire, mais surtout, le niveau de satisfaction qu’il procure (voir Investir dans la satisfaction).

En ce qui a trait aux dépenses fixes, par exemple, prenons la cablodistribution. Avez-vous réellement besoin d’avoir la télévision? Avez-vous réellement besoin de tous ces canaux? Un autre fournisseur pourrait-il vous fournir les mêmes services pour moins cher? Les clients fidèles sont souvent pénalisés chez les fournisseurs car ils ont leur habitudes de consommation et qu’ils ont déjà ce dont ils ont besoin alors que les nouveaux clients pourront souscrire à plusieurs services… Ça vaut la peine de magasiner et d’essayer. Pour ma part, je déteste les commerciaux! Cela m’exaspère! Je trouve que cela ne fait que casser le suspense. Alors, je préfères investir dans la location ou l’emprunt de films ou de télésérie ou leur achat, ou même dans les soirées au cinéma. Un compte de cablodistribution, dans le moins cher, est autour de 43 $. Si je vais au cinéma une fois par mois, que je loue 1 ou 2 dvd par semaine et que j’emprunte une télésérie (CSI par exemple) par mois, j’arrive à 32$ de location, 10$ de cinéma et 0$ de télésérie puisque je l’emprunte j’occupe donc 42 heures de mon temps, sans commerciaux, sans frustration, sans tentation et je l’apprécie drôlement plus. Cela fait quand même 10 heures de cinéma/télévision par semaine. Mais c’est moi! Je ne suis pas une grande amatrice de télévision. Le mois suivant, je vais peut-être acheter une télésérie, ce qui me permettra de la prêter ensuite. Je pourrai même inviter les amis à qui je compte la prêter et préparer un souper entre amis, une occasion pour se voir.

Avez-vous réellement besoin de deux voitures neuves ou en location? Dépendamment des foyers, il est très fréquent qu’un membre de la famille ait davantage besoin d’un véhicule pour se déplacer que l’autre. Il serait utile d’avoir une voiture plus récente et une voiture plus ancienne. La première étant pour la personne qui s’en sert le plus et la seconde, pour les petits déplacements ou pour  celui ou celle qui travaille le plus près de la maison ou se déplace en transports en commun. L’industrie automobile se plaît à nous faire croire que les voitures plus anciennes sont moins sécuritaires, plus dispendieuses en entretien… Mais avez-vous déjà fait le décompte? La probabilité pour qu’une voiture plus ancienne coûte aussi cher qu’une voiture neuve, financée ou louée, est plus que minime. Si cela arrive, c’est seulement par malchance, et peut-être pour quelques mois seulement, pas 72! Les coûts d’assurances sont d’ailleurs beaucoup plus élevés sur les véhicules neufs. De nombreuses options s’offrent d’ailleurs à ceux qui veulent couper une voiture: les transports en communs, qui vous permettent par la même occasion de lire un bon livre ou de relaxer, le covoiturage, le service Communauto… Je dois l’avouer: je ne me revalorise pas particulièrement à travers une carosserie!

D’autres dépenses fixes peuvent devenir plus flexibles par de petites attentions: éteindre les lumières, baisser la température lorsque l’on quitte et la nuit (cela favorise d’ailleurs un meilleur sommeil, quant à moi), installer des termostats électroniques, utiliser des appareils écoénergétiques, colmater les fuites, etc.

Pour le téléphone cellulaire, il est utile de regarder le contrat et d’évaluer nos besoins au fur et à mesure qu’ils évoluent: la tant populaire messagerie texte peut s’additionner à la longue, le dépassement de forfait fait souvent mal et une simple réévaluation avec le fournisseur, au cours d’un appel au soutien à la clientèle peut réellement rapporter (prenez votre mal en patience!). Encore une fois, magasinez! Il est maintenant possible de quitter une compagnie pour une autre en conservant votre numéro de téléphone!

Le téléphone à la maison peut maintenant offrir d’autre options: le seul fournisseur du Québec a dû laissé la place à la compétition. De simples coûts de téléphone à chaque année peuvent vous sauver des dizaines de dollars mensuellement. Les plans d’interrurbains ont évolué! Les services aussi.

Les assurances de biens: il est très utile de renégocier les plans d’assurance en comparant différents fournisseurs, en appelant des courtiers, en faisant des coups de téléphone à chaque fois que les contrats viennent à échéance. Ce temps investi est souvent très lucratif. L’augmentation de la franchise et la réduction des protections (retrait de feu, vol, vandalisme, la réduction à la responsabilité civile uniquement, etc.) permettent aussi de sauver des dollars. Une égratignure ou une bosse sur une voiture plus ancienne est moins dramatique et ne nécessite pas de réclammation. Parlant de réclammation, conserver un bon dossier de conduite et éviter les réclammations permettent aussi d’épargner.

Pensez à votre « tarif horaire » quand vous faites ces démarches: ces quelques heures vont souvent rapporter quelques dizaines voire quelques centaines de dollars par année. L’économie des dollars se calcule en dollars non imposables! La liste est longue, et les options aussi. Il ne faut pas avoir peur de négocier: rares sont les entreprises qui n’ont qu’un prix!

Toutes ces économies s’additionnent et peuvent vous aider à économiser ou à rembourser vos dettes. Ce ne sont que des dépenses fixes, imaginez les petites dépenses que vous pourrez diminuer. Plus vous retardez, plus vous payez et plus vous laissez le pouvoir dans les mains de ceux qui vous tiennent: les fournisseurs.

Nous allons prochainement traiter des dépenses variables et je compte aussi analyser quelques contrats de consommations dans un article subséquent.

C’est à mon tour de vous dire… À suivre!!!!!


Investir dans la satisfaction

avril 6, 2008

Avant de poursuivre l’analyse de l’état des revenus et dépenses, il est important d’apprendre à évaluer plusieurs aspects de notre vie en vertu du principe suivant: tout est une question d’investissement par rapport à ce que cela rapporte.

Je ne parle pas seulement d’investissements monétaires. C’est l’optimisation de ce facteur qui doit nous conduire à faire des choix qui offrent une plus grande satisfaction. Ce principe s’applique à plusieurs aspects de la vie: l’argent, le temps, l’alimentation… À travers des choix éclairés, nous voulons maximiser ce que nous apporte, en termes de satisfaction, telle ou telle option versus une autre.

Les choix qui s’offriront à nous seront souvent de type: Telle dépenses m’apportera-t-elle autant de satisfaction que le sentiment de m’approcher de mes véritables buts. Le principe sera le même en pensant à son alimentation: est-ce que ces gateaux Vachon m’apporteront vraiment satisfaction ou est-ce que je préfère conserver cette disponibilité énergitique pour une mousse triple chocolat, ou soustraire ces calories à mon poids pour conserver ou améliorer ma santé? On compense la quantité par la qualité. Est-ce que l’écoute de cette émission m’apportera réellement satisfaction plutôt que celle de dormir plus tôt et d’être en meilleur forme demain?

J’ai récemment vécu un moment où j’ai appliqué le principe. Un soir, le souper était prêt et j’écoutais une émission de télévision. On m’appelait pour que je rejoigne la famille afin de partager le repas. Je tenais à écouter la fin de l’émission, mais j’ai réalisé que la satisfaction d’écouter la fin de l’émission serait moindre que celle de souper en bonne compagnie. La famille était plus importante pour moi que la télévision.

 Il est important d’apprendre à faire ces choix quotidiennement pour agir en fonction de ses valeurs et atteindre ses véritables buts. Les diversions sont nombreuses dans notre société de consommation! Il est facile de croire que telle ou telle voie est celle de la satisfaction, alors qu’il s’agit plutôt d’un besoin illusoire.

Bonne évaluation!


Un saut dans la réalité

avril 3, 2008

Tel qu’abordé dans l’article prédédent, les « petites dépenses » peuvent rapidement s’additionner… Ces petites dépenses peuvent parfois être égales aux dépenses fixes et il est important de les identifier.

La prochaine étape consiste à préparer un état des revenus et dépenses en bonne et due forme, en tenant compte de vos habitudes actuelles. À vos crayons!

Commençons par les revenus : Un talon de paie sera suffisant pour la majorité d’entre nous, mais il est important d’identifier toutes les sources de revenus, et un montant le plus précis possible de chacune d’elle. Sortez quelques états de compte de votre institution bancaire. Une année devrait être représentative. N’ignorez pas les revenus sporadiques et ne laissez pas dépendre vos rêves ou vos intérêts de ces revenus: ils faut accorder une place prioritaire à vos rêves et fixer des objectifs pour ces revenus irréguliers.

Attaquons ensuite les dépenses: Identifiez vos façons de dépenser: Argent comptant, cartes de débit, cartes de crédit, chèque… Sortez les relevés de compte et observez-les. Commencez par les dépenses fixes. J’utilise habituellement un fichier excel où j’indique les dépenses: Une colonne pour les dépenses annuelle, une mensuelle, une bihebdomadaire (ou hebdomadaire si vos paies sont aux semaines). Observez les relevés de compte et insérez les dépenses que vous faites annuellement, mensuellement, aux deux semaines. En voici quelques exemples:

Habitation

Loyer ou versement hypothécaire
Taxes municipales
Taxes scolaires
Taxes d’eau
Frais de condo
Électricité
Chauffage
Système d’alarme
Aménagement, entretien et réparations
Assurance habitation
Ameublement

Transport

Auto (remboursement ou location)
Essence
Entretien et réparations
Pneus
Assurance auto
Immatriculation
Permis
Stationnement
Transport en commun (taxi, train, métro, autobus, etc.)

Télécommunications

Téléphone et interurbains
Téléphone cellulaire
Téléavertisseur
Cablodistribution
Internet

Alimentation

Épicerie
Cafe et collation
Restaurants

Dépenses d’assurance

Assurance vie
Assurance invalidité
Assurance maladie grave
Assurance accident

Santé

Soins de santé (médicaux, dentaires, optiques)
Pharmacie

Loisirs

Sports (équipement)
Divertissement (spectacles, cinéma, location video, livres et revues)
Vacances
Abonnements (jounaux, revues, clubs sportifs, etc.)

Éducation

Frais de scolarité / Formation
Livres éducatifs, matériel scolaire, frais de l’institution, etc.

Remboursement d’emprunts

Carte de crédit
Marge de crédit
Prêt personnel
Prêt étudiant
Emprunt (ami ou parent)
Autres emprunts (meubles, consolidation de dette, etc.)

Autres dépenses

Vêtements
Chaussures
Papetrie
Frais de gestion
Soins personnels (coiffure et esthétique)
Cadeaux
Dons de charité
Dépenses personnelles
Tabac
Boissons alcoolisées
Perte ou vol ou ajustements

Dépenses pour autrui

Enfants
Frais de garde d’enfants
Dépenses liées aux enfants
Pension alimentaire

N’ignorez pas les dépenses « inhabituelles », il y en a tout le temps.
Ne négligez pas les petites dépenses, elles s’additionnement vraiment.

Pour vous aider à tenir compte de ces petites dépenses, faites cet exercice: demandez toujours une facture pour vos achats, notez ces dépenses et celles qui n’ont pas de facture (pourboires, dons, etc.) dans un petit carnet qui vous suivra partout pour le prochain mois, n’y omettez rien. (Vous pouvez aussi y compiler l’argent reçu: cadeaux, remboursements…) Compilez-y la date de l’achat, le nom du commerçant et le montant déboursé. Comparez-le ensuite avec vos relevés(doublons, sommes retirées au guichet, etc.) Cet exercice vous aidera à identifier vos habitudes de paiement et les fuites dans votre budget.

Pour les dépenses reliées à vos dettes, ne tenez compte que du montant minimum. Pour les services qui varient au cours de l’année, prenez le montant global annuel. Soyez généreux et honnêtes dans les dépenses. N’en omettez pas. Ce n’est qu’à vous même que vous mentiriez.

En soustrayant les dépenses des revenus, vous aurez une bonne idée de la direction que prennent vos finances: sont-elles déficitaires ou profitables? Peu importe l’issue de l’exercice, prendre conscience de ces chiffres est un grand pas sur le chemin de la rémission. Ne vous en faites pas si elles sont déficitaires: c’est probablement ce qui vous a poussé à suivre les étapes que je vous présente ici. Je crois fermement que l’un des buts ultimes de notre existence est de s’améliorer. C’est ainsi qu’on fait les premiers pas. et je vous en supplie… NE DRAMATISEZ PAS. Il y en a des pires et des moins pires. J’ai fait cet exercice avec plusieurs personnes. Certaines étaient déficitaires de 150$ par mois, d’autres de près de 1 000$ par mois certains n’avaient une latitude que de 100$, sans coussin pour les surprises…

Je sais que cela n’est pas facile, mais essayez d’apprécier le soulagement que vous apporte la prise de conscience de cet état de fait.


Définir ses buts

mars 31, 2008

Il est très important de déterminer les buts qui nous inspirent avant d’entreprendre un véritable processus de « rémission » financière. La raison de cette importance est simple: le seul moyen de discipliner notre façon de dépenser est d’avoir un ou plusieurs buts plus puissants et plus grands que la souffrance de ne pas tout avoir quand on le désire ou celle de se priver.

En simple, il faut que l’atteinte de ce but nous motive tant que l’impulsion de tout acheter peut être retenue. Je le dirai souvent, tout est une question d’investissement (temps, argent, énergie, pensée) par rapport à ce que cela rapporte (argent, bonheur, bien-être). Rares sont les menues dépenses qui nous procurent véritable satisfaction. Cependant, c’est cette satisfaction que nous recherchons en mettant l’accent sur l’atteinte de nos buts véritables.  

Sacrifier un muffin et un café latté par jour ou par semaine ne risque pas de créer un grand mécontentement mais si ces économies peuvent s’additionner pour nous permettre d’accumuler la mise de fonds pour devenir propriétaire, pour faire le voyage tant convoité, pour acheter le véhicule de nos rêves…

Plusieurs me diront que cela va en prendre des muffins et des cafés sacrifiés pour une mise de fond, mais les chiffres s’additionnent vite! Disons qu’un muffin et un capuccino s’élèvent à la somme de 5.50$ (3.50$ le café et 2$ le muffin), au moins une fois par jour (si peu cela puisse être…), 5 jours semaine, 50 semaines par année: cela fait 1375$ par année pour le café du coin… Cela devient intéressant de voir qu’en préparant un petit café à la maison le matin (certaines cafetières sont mêmes programmables pour vous offrir un réveil matinal olfactif!) et en se préparant un petit déjeuner rapide, les petits montants s’additionnent. Toutes ces petites dépenses, loin de nous apporter satisfaction, nous permettent généralement d’opter pour la facilité. David Bach appele cela le « Latte Factor », ou le Facteur Café au Lait.

Le principe est simple, c’est l’effort qui peut être difficile.

Ainsi il faut donc définir ces buts qui nous font vibrer. Pour se faire, il est utile de se poser les questions suivantes:

– s’il ne me restait que 6 mois à vivre, que ferais-je?

– si j’avais un million de dollars, qu’est-ce que je ferais?

– si l’argent n’était pas une contrainte, qu’est-ce que je ferais?

Après avoir défini l’éventail des valeurs par lesquelles nous vivons, il est plus facile de déterminer des buts en accord avec ces valeurs, ou de s’assurer que nos buts sont réellement en accord avec celles-ci.

Pensez par exemple à cinq buts à réaliser dans la prochaine année, cinq autres dans cinq ans et cinq autres dans vingt-cinq ans.

Ne vous en faites pas: ces buts sont appelés à changer, ils se raffineront avec le temps, c’est normal.

On peut par exemple penser à:

Dans la prochaine année

– Rembourser 5 000$ de dettes
– Partir 1 semaine dans le sud
– Économiser 2 000$ en guise de coussin « surprise »
– Célébrer son mariage

Dans 5 ans:

– Rembourser toutes ses dettes
– Prendre 3 mois de congé sans solde et partir faire le tour du monde
– Envisager un premier enfant

Dans 25 ans:

– Être propriétaire d’une maison achevée de payer
– Avoir des enfants qui quittent cette maison
– Sentir la retraite qui approche et la planifier
– Avoir un condo en Floride
– …

L’identification de ces buts nous aidera à entreprendre une rémisison financière.


Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs

mars 25, 2008

Après avoir déterminé les problèmes qui ont conduit à l’accumulation excessive de dettes (l’une des causes énumérées dans l’article précédent ou une autre), il faut se poser quelques questions. D’abord, est-ce que nous considérons que ces dettes constituent vraiment un problème? Je présumme que si vous lisez ces lignes, il y a fort à parier que la chose a commencé à créer des problèmes. Ensuite, êtes-vous prêts à mettre l’effort et la volonté pour renverser la vapeur?

Si tel est le cas, ou si vous ête simplement curieux, voici les aspects de votre vie quotidienne à examiner:

Dans un premier temps, il faut déterminer ses buts, ce qui nous a toujours inspiré, ce pour quoi on se dit « Quand j’aurai l’argent… », « Quand je serai rendu à tel point… », « J’aimerais tant faire… » Il faut cesser de les regarder comme s’ils étaient éloignés, intangibles. Il faut les apprivoiser, les ramener pour qu’ils fassent éventuellement partie de notre réalité. Il faut les nourrir et, lorsqu’ils sont réalisés, se laisser inspirer par d’autres!

Certains d’entre vous le savent déjà. Dès que j’ai abordé la question, plusieurs ont pensé à ce chalet au bord d’un lac, à un voyage autour du monde, à la maison remplie d’enfants… Alors, il faut les noter, les imaginer, les vivre. Le livre « Le Secret » (« The Secret« ) a inspiré beaucoup de gens sur le pouvoir de la Loi d’attraction. Sans vous endoctriner davangate à propos de ce livre qui a déjà beaucoup fait les manchettes, je ne puis faire autrement que de voir du bon dans ses principes.

Pour d’autres, la chose est plus délicate. Les buts sont flous ou ont été enterrés sous des tonnes de responsabilités. Il faut donc les déterrer, retourner aux sources. Pour se faire, on se demande quelles sont nos valeurs? Quels sont les principes pour lesquels on vit? Trent Hamm en suggère quelques exemples pour ceux qui réfléchissent toujours, ainsi qu’une façon de les identifier dans l’article suivant: 31 days to fix your finances, day 1: Your five main values.

En voici donc quelques exemples:

L’aventure
L’équilibre
La beauté
La propreté
La confiance
Le contrôle
La créativité (Musique, cinema, nourriture, etc.)
L’éducation
L’excitation
La famille
Les amis
La liberté
L’accomplissement
Le plaisir
L’épanouissement
Le bonheur
La santé
L’indépendance
Le leadership
L’amour
Le sentiment de faire la différence
Le mariage
La paix d’esprit
Le pouvoir
La sécurité
Le service
Le partage
La spiritualité
L’environnement
La vérité

Après avoir identifié quelques valeurs, les principales, nous verrons comment déterminer les buts qui en découlent.


Déterminer la cause de ses soucis financiers

mars 21, 2008

Dans le livre « The Money Trap: A Practical Program to Stop Self-Defeating Financial Habits So You Can Reclaim Your Grip on Life  » de Ron Gallen, l’auteur dénote 4 problèmes de comportements qui mènent à l’accumulation excessive de dettes: Les dépensiers excessifs, les travailleurs compulsifs, les obsédés de l’argent et les sous payés chroniques (Overspenders, Workaholism, Money obsession, Underearners).

Les dépensiers excessifs sont probablement les plus faciles à identifier. En effet, ils peuvent avoir un gros salaire, une grosse voiture, une grosse maison. Ils se font admirer par l’importance de leurs avoirs et cachent souvent une montagne au moins équivalente de dettes. Ils ont toujours l’impression qu’ils ont encore des ressources à dépenser, et ils se valorisent à travers les gens qui les admirent ou le sentiment de mériter ce qu’ils se procurent. Ce sont parfois ceux qui jouent aux « voisins gonflables » au Québec.

Les travailleurs compulsifs se font reconnaître par leur longues heures au travail. Ils se valorisent en travaillant, travaillant et travaillant, souvent pour étouffer des sentiments qui les rongent. Ils sont souvent cités en exemple par leur patrons pour leurs collègues. La vérité est pourtant qu’ils sont obsédés par le travail. Ils en oublient la vie qui passe, les gens qu’ils aiment… sous la couverture de l’ambition.

Les obsédés de l’argent ne voient pas le temps filer quand ils pensent à l’argent: transférer des soldes de cartes de crédit pour sauver quelques dollars, réfléchir à des moyens de maximiser chaque sous, etc. Ils peuvent gaspiller des heures pour trouver le moyen de sauver des frais, des transactions, mais ne comptent que très rarement leur temps dans l’équation. Ils ont toujours une seconde pensée en fonction de ce qu’il leur en coutera, des points qu’ils pourraient économiser, de rallier leurs parents et amis pour maximiser les rabais…

Les sous payés chroniques sont des gens qui ne trouvent aucun emploi qui soit à la hauteur de leur compétence puisqu’ils ont la croyance intérieure, consciente ou inconsciente, qu’ils ne valent pas ce qu’ils sont. Ils ont souvent le capitalisme en horreur et ne valorisent pas l’argent.

Je crois que ces caractéristiques décrivent bien les problèmes qui peuvent être rencontrés chez les gens qui ont un problème de dettes. L’auteur souligne aussi que plusieurs de ces pathologies ont découlé de la « guérison » d’une autre pathologie: dépendances aux drogues, alcool, jeu, sexe, nourriture, etc. Le symptôme est disparu, mais la cause est toujours présente et se répercute ailleurs.

Je ne poursuivrai pas la critique de ce livre pour l’instant, mais je crois que les principes qu’il véhicule constituent un bon endroit pour commencer à se questionner sur ce qui mène à l’accumulation de dettes.