Rembourser vos dettes: Par où commencer?

mai 1, 2008

Maintenant que vous avez ouvert les yeux sur la quantité de dettes et le temps qui vous sépare du moment où vous n’aurez plus de dettes, voici comment agir pas à pas: (ces techniques semblent être inspirées des écrits de Dave Ramsey, mais j’ai aussi lues des techniques semblables dans les écrits de Robert T. Kiyosaki ou sur plusieurs sites de finances personnelles telles que MSN ou TheSimpleDollar.com.

Selon votre situation, je vous propose deux options:

A) L’option Payez tout en comptant

B) L’option Payez tout avec 1 seule carte de crédit, en respectant un budget déterminé (à voir bientôt)

Si votre situation est si critique, par exemple, si vous n’avez pas 10% de vos revenus de disponible pour votre remboursement de dettes, si votre budget est très serré ou si vous n’avez que très peu de discipline, la première option est pour vous.

Si par contre, vous êtes très disciplinés, la seconde peut être une bonne option.

Au cours de deux prochains exercices, je ferai toujours référence à 10% de vos revenus mensuels. J’en ai déjà discuté plus tôt (voir De l’abstrait au concret et Projet de distribution des revenus), cependant, il se peut que pour vous, ce pourcentage soit différent: en plus ou en moins. L’important est de créer l’habitude, de la rendre automatique, peu importe le montant ou le pourcentage.

Je ne suis aucunement spécialiste en faillite ou autre forme d’annulation ou de remboursement partiel de vos dettes. Cependant, je dois vous mentionner que si toutes vos dettes vous semblent impossible à rembourser, si votre situation est très précaire ou si vous savez que vous n’aurez pas la discipline pour prendre les moyens nécessaires afin de les rembourser, vous pouvez aller consulter un spécialiste en insolvabilité. Vous pouvez aussi magasiner ces professionnels et consulter vos proches ou autres personnes pour recevoir des références car certains d’entre eux n’ont pas la même… disons… conscience.

A) Payez tout en comptant

Avec cette option, dès que vous entreprenez le remboursement de vos dettes, vous vous engagez à ne plus utiliser aucune carte ou marge de crédit. Elle devront demeurer bien cachées à la maison ou pourront être littéralement CONGELÉES dans un bloc de glace, pour éviter que vous ne puissiez vous en servir.

La première étape est de compiler tous les comptes sur un fichier excel ou une feuille de papier, en observant attentivement les états de compte.

Inscrivez-y, en colonnes:

1) Le nom de la carte
2) Le taux d’intérêt
3) Le montant de la dette
4) Le paiement minimum exigé mensuellement en % (multiplié par 12) (Les marges de crédit n’en ont habituellement pas)
5) Le nombre obtenu en soustrayant le taux d’intérêt au paiement minimum multiplié par 12
6) Le paiement minimum

Une fois la totalité de vos dettes compilées ainsi, refaites la liste pour les classer dans l’ordre suivant:

1) En premier, mettez les comptes dont la colonne 5 est dans le négatif, la plus basse en premier. Ceux-ci sont habituellement des cartes de crédit de magasins qui chargent le plus haut taux d’intérêt et dont le paiement minimum n’est pas suffisant pour couvrir les frais d’intéret à chaque mois, de sorte que le solde augmente et que le coût de l’intérêt est cumulatif. Personne ne veut voir l’intérêt cumulatif jouer contre lui ainsi! En cas d’égalité, classez ceux dont le taux d’intéret est le plus haut et en cas d’égalité encore, classez en premier ceux dont le solde est le plus bas.

2) Ensuite, classez les cartes selon leur taux d’intérêt annuel, en classant du plus haut taux au taux le plus bas.

Maintenant que vous avez cette liste, procédez ainsi:

1) Le premier mois, faites le paiement minimum exigé sur toutes vos dettes
2) Les mois suivants, faites le paiement minimum exigé sur toutes vos dettes excepté la première
3) Sur la première, faites le paiement minimum en prenant soin d’ajoutez les 10% de votre salaire mensuel calculé plus tôt.
4) Idéalement, faites en sorte que ce montant (le paiement minimum plus 10% des revenus) est transféré automatiquement sur le compte à chaque mois, ou au moins 4 jours avant que le paiement soit dû.
5) Dès que vous aurez fini de rembourser la première dette sur la liste, rayez la avec soulagement, prenez le total du versement minimum de la première dette additionné du 10% de vos revenus et appliquez le tout à la deuxième dette sur la liste, en plus de son paiement minimum.
6) Agissez ainsi jusqu’à ce que toutes les dettes de la liste soient remboursées
7) Réjouissez vous de TOUTES les réussites au cours du processus!

Avec le 10% de vos revenus du premier mois, constituez un coussin dans votre compte en banque afin d’automatiser tous vos transferts, et d’éviter d’être à découvert. Pour simplifier la gestion, vous pouvez programmer les versements minimums aux dates d’échéance, avec une récurrence mensuelle. Pour la première dette, programmez le prochain versement une seule fois, puis, pour le mois suivant, programmez le montant du paiement minium plus 10% de vos revenus, avec la récurrence mensuelle. Je ne vous le dirai jamais assez: l’automatisation est la clé! Ajustez vos versement mensuels au fur et à mesure que vous éliminerez vos dettes, en appliquant toutes les sommes à la première dette encore impayée.

Pour TOUTES vos autres dépenses, assurez-vous de les payer en argent comptant ou par carte de débit. Je vous suggère de payer les dépenses fixes par carte débit, en contrôlant vous-même la sortie du montant à l’aide du portail de votre institution financière sur Internet, plutôt que par débit/retrait direct, préautorisés dans votre compte de banque ou carte de crédit (rappelez-vous, vous ne devez plus les utiliser!). Retirez ensuite, au plus une fois par semaine, le montant préétabli de vos dépenses variables (cafés, collations, dîner au restaurant (occasionnel!), épicerie, essence, etc.), en prenant soin de laisser votre carte guichet à la maison les autres jours.

De cette façon, avec très peu d’efforts, vous reprendrez le contrôle de vos finances.

Demain: L’option avec une seule carte de crédit


De l’abstrait au concret

avril 28, 2008

Maintenant que vous avez une bonne connaissance de votre situation financière, attaquons-nous à votre situation particulière.

Prenez vos revenus mensuels et divisez les ainsi:

Prenez un montant équivalent à 10 % de vos revenus et mettez les dans un compte d’épargne. Ce seront vos investissements à long terme, votre poule aux oeufs d’or. Il est sage de ne jamais lui toucher que pour l’investir. Vous pourrez éventuellement choisir les types d’investissements que vous désirez effectuer (sans risque, risque modéré ou élevé, immobilier (une maison ou des immeubles à revenus), bons d’épargne, actions ou fonds mutuels, prêts d’argent à des particuliers, démarrage de votre entreprise, etc. En attendant, je vous recommande de le mettre dans un compte d’épargne sans frais, à votre institution financière ou chez ING Direct. J’utilise leurs services depuis un moment déjà et j’ai toujours été satisfaite de leur service et de leurs produits. Je reçois 3,3% sur les sommes que j’y dépose, et j’ai accès à ces sommes dans un délai aussi court que 48 heures. Drôlement intéressant.

Ensuite, à l’aide des exercices réalisés dans les articles précédents ( Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs , Définir ses buts) fixez un montant raisonnable pour être en mesure de faire les choses qui se sont avérées les plus importantes pour vous. Vos raisons de vivre. Par exemple, si voyager est la chose la plus importante pour vous, il s’agit de déterminer combien de voyages il est raisonnable de faire, compte tenu de la situation financière dans laquelle vous êtes actuellement, dans la prochaine année. Je comprend qu’il va y avoir un IDÉAL, mais il faut y aller de façon RAISONNABLE. Si vous lisez encore ces lignes, vous n’avez pas encore atteint cet IDÉAL et il vous faut encore vous redresser! Disons qu’un voyage par année est raisonnable. Fixons le montant de ce voyage à 2400$ par année. Il faut donc mettre 200$ par mois de côté pour accumuler suffisamment d’argent pour partir dans 12 mois. Vous pourriez faire de même pour plusieurs choses: telle portion pour voyage, telle autre pour un saut en parachute, etc. Cette catégorie représente la catégorie LTSS: épargne pour dépenses à long terme. Elle représente environ 10%. Vous devriez inclure ici un bon pourcentage pour remboursement de dettes. Ce sont des plaisirs que vous avez déjà savourés et qu’il reste à payer. Le remboursement de dettes est une étape cruciale pour votre redressement. Mais il faut quand même prendre soin de votre personne afin d’éviter de rechuter. Nous en discuterons davantage un autre jour.

La prochaine étape est aussi très utile. L’expérience, aussi ésotérique qu’elle puisse être, m’a démontré que le fait de donner permet de recevoir. Je ne dis pas que c’est automatique ni qu’il s’agit d’une science exacte, mais les retombées de mes dons ont été plus que bénéfiques! Pour les besoins de la cause, j’utilise 5% de dons caritatifs aux causes qui me tiennent à coeur (dans mon cas, c’est l’environnement, l’écologie) et 5% pour les cadeaux usuels: fêtes, noël, autre. Ce 10% sert donc à redonner à la vie. Redonner se fait parfois au départ et parfois à la suite des événements, comme l’oeuf est à l’origine de la poule et la poule à l’origine de l’oeuf!

Il est maintenant temps de déduire vos dépenses fixes: il s’agit du volet stable de vos dépenses dites nécessaires. Tout ce qui peut se payer automatiquement, dont vous connaîssez le montant mensuel ou la moyenne annuelle. Les frais d’habitation (loyer ou hypothèque, électricité, téléphone, …), de déplacement (voiture, assurances, transport en commun, etc.)… Mais aussi des frais minimums sur les remboursements de dettes.

Il faut ensuite déduire les dépenses variables: épicerie, essence, vêtements, restaurant. Tel que mentionné précédemment, les dépenses nécessaires devraient représenter environ 50%. Ces dépenses variables ne devraient donc pas dépasser la différence entre les dépenses fixes et ce 50%. C’est souvent ici qu’il y a le plus de travail à faire pour réduire les dépenses.

J’ai déjà entendu: « Quand on cesse d’apprendre, on commence à vieillir ». Je dirais même qu’on cesse de vivre. Ainsi, je ne puis faire autrement que de prôner l’éducation et l’apprentissage de tous les types. Les prochains 10% pourront être utilisés pour acheter des livres, prendre des cours, retourner à l’école… Pour ma part, cette portion est beaucoup réduite, probablement parce que cette dépense vient tout juste de sortir de ma portion « nécessités » puisque j’ai terminé mes études universitaires il n’y a pas si longtemps. Vous pourrez aussi la réduire si votre employeur vous fournis l’opportunité de suivre des formations ou si vous n’avez pas autant de soif d’apprendre par des moyens coûteux: les livres sont gratuits à la bibliothèque, le « street smart » est sans prix, etc. Vous pourrez donc reporter ces dollars inutilisés sur le remboursement de dettes, puis sur l’épargne, en espérant qu’elle ne soient nécessaires pour vos dépenses nécessaires…

Le 10% suivant pourrait se voir réduit si vous comptez rembourser un maximum de dettes et que le moral est bon. Un 5% pourra être utilisé à cet effet. Il reste ensuite 5% qui peuvent être utilisés sur des petits (ou plus grands) plaisirs de la vie. Ce peut être un souper gastronomique, une fin de semaine dans le nord, une soirée seuls avec les enfants auprès d’une gardienne, un vêtement de haute couture, une métamorphose beauté, ou simplement un bon repas de fruits de mer à la maison… Ces 10% sont souvent inclus dans les dépenses variables. Il est quant à moi dommage de ne pas reconnaître leur particularité et de ne pas savoir les savourer pleinement! C’est ici que l’on peut se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité. Profitez en! Tel que j’en ai discuté précédemment, c’est ici que l’on investit dans la SATISFACTION. Allez-y, SAVOUREZ.

Selon vos revenus, je comprends que ces pourcentages puissent être idéalistes, ou impensables. Je crois par contre qu’il est primordial d’accorder à chaque type de dépenses qui ne font pas partie des dépenses nécessaires une place importante afin de jouir de la vie au fur et à mesure.

Si vos besoins étaient supérieurs au 50%, je vous invite donc à fixer ce pourcentage (par exemple, à 70%) et à rediviser les 30% qui restent proportionnellement: 30% divisés en 5, 6% par catégorie plutôt que 10%. Cette situation est soit dûe à une trop grande quantité de dettes, à un train de vie trop élevé ou à un salaire insuffisant. En appliquant les principes discutés dans les articles précédents, ces problèmes risquent fort de s’amoindrir et il sera important de rajuster le tir au fur et à mesure.

De la même façon, si vos revenus ou vos dépenses sont telles que vos dépenses nécessaires sont inférieures à 50%, je vous invite à rediviser votre disponibilité restante, mais en augmentant en priorité la portion consacrée aux investissements. Cette catégorie peut facilement atteindre 20% de vos revenus. Elle vous permettra d’avoir un coussin, de vous rassurer, de savoir qu’une sécurité existe pour vous aussi. Vous pourrez  ensuite encourager la portion consacrée à l’atteinte de rêves ou d’aspirations de votre vie. C’est souvent beaucoup ainsi que l’individu se définit. Par la suite, la prochaine catégorie à prioriser serait probablement celle des dons caritatifs: plusieurs ouvrages recommandent des dons caritatifs avoisinnant 10% des revenus. Je  viserais cette proportion, tout en conservant 5% pour les cadeaux d’usage.

Dans le cas où la priorité veut être mise sur le remboursement de dettes, je vous invite à mettre un minimum de 10% de vos revenus sur le remboursement de dettes. Ce 10% sera puisé en priorité dans les comptes d’épargne à long terme et d’amusement, et sera au surplus des paiements minimums dûs sur vos cartes de crédit. Dans le premier puisque cela doit être un but à long (ou moyen) terme, et dans le second puisque ce sont souvent des extras qui ont été chargés aux comptes de carte de crédit et qu’il s’agissait de gratifications « pré-épargne » dont les moyens se sont avérés insuffisants.

 Nous regarderons des exemples concrets dans les prochains articles.


Projet de distribution des revenus

avril 19, 2008

Avant de continuer à regarder vos dépenses, je vous propose un « barème d’allocation des ressources ». Je me suis inspirée pour se faire d’un livre que j’ai lu et qui s’intitule: « Secrets of the Millionaire Mind » de T. Harv Eker. Je ne crois pas que ces allocations soient obligatoires, mais elles m’ont beaucoup aidé à déterminer où telles sommes devaient aller et où je devais en consacrer davantage.

Voici son allocation: (il appèle cette technique les « Jarres », en ce sens qu’il recommande de diviser chaque monants et de les accumuler dans des Jarres individuelles).

10%: FFA (Financial Freedom Account): Compte de liberté financière (investissements)

50%: Necessities: Nécessités, dépenses fixes et obligatoires

10%: EDU (Education): Éducation, études

10%: LTSS (Long Term Saving for Savings): Épargne à long terme pour dépenses à venir

10%: GIVE: Dons de tous genres

10%: PLAY: Amusement

Ces pourcentages fonctionnent pour les gens qui reçoivent un chèque de paie net. Pour ceux qui sont à leur compte, il est recommandé de retirer d’ABORD un premier 30% de tous les revenus afin de payer l’impôt.

Voici comment je les interprêtes:

Investissement: Dans plusieurs écrits, on recommande de « se payer en premier ». Il s’agit habituellement d’un 10% de nos revenus nets qui est déduit dès l’arrivée du chèque de paye (pour ceux qui sont à leur compte, ces pourcentages seront toujours déduits de ce qui reste après le retrait des 30% pour l’impôt). Ce compte est accumulé pour réaliser des investissements divers: bons d’épargne, fonds mutuels, REER, bourse, immobilier, démarrage d’une entreprise, etc. J’élargis toujours le concept afin d’inclure une mise de fond sur une maison ou un condo.

Quand on se paie TOUJOURS en premier, les avantages sont nombreux: La somme des 10% permet éventuellement de dépasser celui des dettes, ce qui permet d’augmenter notre actif et notre valeur financière nette, on s’assure de toujours avoir l’argent disponible pour investir dans notre avenir (contrairement à budgetter tout et à économiser « ce qui va rester » s’il en reste), on établit des priorités dans nos dépenses…

Nécessités: je ne crois pas que cela nécessite beaucoup d’explications. Cependant, il est important de mentionner que si vos dépenses sont déficitaires, il faut ABSOLUMENT que ces nécessités soient NÉCESSAIRES. On ne peut y inclure des dépenses superflues. Il s’agira de trouver dans les autres catégories un lieu pour ces dépenses moins nécessaires…

Éducation: Ce poste est simple à décrire, mais il est souvent négligé. Si votre employeur vous permet de participer à divers formation, ce poste peut être diminué. J’y inclus de façon générale: tout livre qui m’apprend des choses, toute formation, conférence, cours, … Il est fort probable que ce poste ne soit pas entièrement utilisé… Il est alors important de transférer ces % inutilisés dans d’autres postes de votre choix. Je recommande à ceux et celles qui convoitent un retour aux études de contribuer assurément à ce poste.

Épargne à long terme: Ce compte est utilisé afin d’économiser pour des dépenses futures: un compte surprises ou imprévus, un voyage, un systèmes de cinéma maison, de nouveaux meubles… Ce compte permet d’éviter d’acheter à crédit et d’accumuler les sommes AVANT d’acheter un objet. C’est aussi un compte où on peut économiser pour certains buts dont nous rêvons.

Dons: Depuis longtemps, la religion suggère de faire don de 10% de ses revenus à la communauté habituellement religieuse. J’élargis ce concept et inclus donc les cadeaux faits aux gens qui nous entourent: parents, enfants, amis, collègues… Je partage donc ce compte en 2: J’économise les sommes pour des cadeaux de fêtes, de noël, ou autre occasions. Je ne passe donc plus janvier et février dans le rouge et l’inquiétude. J’économise aussie les sommes pour faire don à des organismes qui encouragent des causes qui me tiennent à coeur. Je crois fermement qu’il faut donner pour recevoir et apprendre à recevoir pour apprendre à donner. Je pratique donc les deux! Aussi ésothérique que cela puisse paraître, la majorité de mes dons se sont suivis par des retombées économiques remarquables.

Amusement: Parce qu’il faut s’amuser dans la vie! Pour l’auteur du livre, ce concept est utilisé pour dilapider dans des folies de millionnaire afin de créer le sentiment et d’attirer la situation de fait. Il propose donc d’utiliser ces sommes dans des dépenses luxueuses et de savourer ces aventures. J’élargis par contre ce concept et vous invite à le faire, spécialement si vous avez de la difficulté à joindre les deux bouts. Vous pouvez y inclure un resto en famille si cela ne se produit jamais, des soins esthétiques particuliers, coupe de cheveux chez un coiffeur réputé, le fait d’acquérir un animal de compagnie et de déduire les dépenses ici… Bref, c’est un compte pour se faire PLAISIR!!!

Dans le prochain article, je vous présente comment utiliser ces Jarres…


 


Investir dans la satisfaction

avril 6, 2008

Avant de poursuivre l’analyse de l’état des revenus et dépenses, il est important d’apprendre à évaluer plusieurs aspects de notre vie en vertu du principe suivant: tout est une question d’investissement par rapport à ce que cela rapporte.

Je ne parle pas seulement d’investissements monétaires. C’est l’optimisation de ce facteur qui doit nous conduire à faire des choix qui offrent une plus grande satisfaction. Ce principe s’applique à plusieurs aspects de la vie: l’argent, le temps, l’alimentation… À travers des choix éclairés, nous voulons maximiser ce que nous apporte, en termes de satisfaction, telle ou telle option versus une autre.

Les choix qui s’offriront à nous seront souvent de type: Telle dépenses m’apportera-t-elle autant de satisfaction que le sentiment de m’approcher de mes véritables buts. Le principe sera le même en pensant à son alimentation: est-ce que ces gateaux Vachon m’apporteront vraiment satisfaction ou est-ce que je préfère conserver cette disponibilité énergitique pour une mousse triple chocolat, ou soustraire ces calories à mon poids pour conserver ou améliorer ma santé? On compense la quantité par la qualité. Est-ce que l’écoute de cette émission m’apportera réellement satisfaction plutôt que celle de dormir plus tôt et d’être en meilleur forme demain?

J’ai récemment vécu un moment où j’ai appliqué le principe. Un soir, le souper était prêt et j’écoutais une émission de télévision. On m’appelait pour que je rejoigne la famille afin de partager le repas. Je tenais à écouter la fin de l’émission, mais j’ai réalisé que la satisfaction d’écouter la fin de l’émission serait moindre que celle de souper en bonne compagnie. La famille était plus importante pour moi que la télévision.

 Il est important d’apprendre à faire ces choix quotidiennement pour agir en fonction de ses valeurs et atteindre ses véritables buts. Les diversions sont nombreuses dans notre société de consommation! Il est facile de croire que telle ou telle voie est celle de la satisfaction, alors qu’il s’agit plutôt d’un besoin illusoire.

Bonne évaluation!


Définir ses buts

mars 31, 2008

Il est très important de déterminer les buts qui nous inspirent avant d’entreprendre un véritable processus de « rémission » financière. La raison de cette importance est simple: le seul moyen de discipliner notre façon de dépenser est d’avoir un ou plusieurs buts plus puissants et plus grands que la souffrance de ne pas tout avoir quand on le désire ou celle de se priver.

En simple, il faut que l’atteinte de ce but nous motive tant que l’impulsion de tout acheter peut être retenue. Je le dirai souvent, tout est une question d’investissement (temps, argent, énergie, pensée) par rapport à ce que cela rapporte (argent, bonheur, bien-être). Rares sont les menues dépenses qui nous procurent véritable satisfaction. Cependant, c’est cette satisfaction que nous recherchons en mettant l’accent sur l’atteinte de nos buts véritables.  

Sacrifier un muffin et un café latté par jour ou par semaine ne risque pas de créer un grand mécontentement mais si ces économies peuvent s’additionner pour nous permettre d’accumuler la mise de fonds pour devenir propriétaire, pour faire le voyage tant convoité, pour acheter le véhicule de nos rêves…

Plusieurs me diront que cela va en prendre des muffins et des cafés sacrifiés pour une mise de fond, mais les chiffres s’additionnent vite! Disons qu’un muffin et un capuccino s’élèvent à la somme de 5.50$ (3.50$ le café et 2$ le muffin), au moins une fois par jour (si peu cela puisse être…), 5 jours semaine, 50 semaines par année: cela fait 1375$ par année pour le café du coin… Cela devient intéressant de voir qu’en préparant un petit café à la maison le matin (certaines cafetières sont mêmes programmables pour vous offrir un réveil matinal olfactif!) et en se préparant un petit déjeuner rapide, les petits montants s’additionnent. Toutes ces petites dépenses, loin de nous apporter satisfaction, nous permettent généralement d’opter pour la facilité. David Bach appele cela le « Latte Factor », ou le Facteur Café au Lait.

Le principe est simple, c’est l’effort qui peut être difficile.

Ainsi il faut donc définir ces buts qui nous font vibrer. Pour se faire, il est utile de se poser les questions suivantes:

– s’il ne me restait que 6 mois à vivre, que ferais-je?

– si j’avais un million de dollars, qu’est-ce que je ferais?

– si l’argent n’était pas une contrainte, qu’est-ce que je ferais?

Après avoir défini l’éventail des valeurs par lesquelles nous vivons, il est plus facile de déterminer des buts en accord avec ces valeurs, ou de s’assurer que nos buts sont réellement en accord avec celles-ci.

Pensez par exemple à cinq buts à réaliser dans la prochaine année, cinq autres dans cinq ans et cinq autres dans vingt-cinq ans.

Ne vous en faites pas: ces buts sont appelés à changer, ils se raffineront avec le temps, c’est normal.

On peut par exemple penser à:

Dans la prochaine année

– Rembourser 5 000$ de dettes
– Partir 1 semaine dans le sud
– Économiser 2 000$ en guise de coussin « surprise »
– Célébrer son mariage

Dans 5 ans:

– Rembourser toutes ses dettes
– Prendre 3 mois de congé sans solde et partir faire le tour du monde
– Envisager un premier enfant

Dans 25 ans:

– Être propriétaire d’une maison achevée de payer
– Avoir des enfants qui quittent cette maison
– Sentir la retraite qui approche et la planifier
– Avoir un condo en Floride
– …

L’identification de ces buts nous aidera à entreprendre une rémisison financière.


Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs

mars 25, 2008

Après avoir déterminé les problèmes qui ont conduit à l’accumulation excessive de dettes (l’une des causes énumérées dans l’article précédent ou une autre), il faut se poser quelques questions. D’abord, est-ce que nous considérons que ces dettes constituent vraiment un problème? Je présumme que si vous lisez ces lignes, il y a fort à parier que la chose a commencé à créer des problèmes. Ensuite, êtes-vous prêts à mettre l’effort et la volonté pour renverser la vapeur?

Si tel est le cas, ou si vous ête simplement curieux, voici les aspects de votre vie quotidienne à examiner:

Dans un premier temps, il faut déterminer ses buts, ce qui nous a toujours inspiré, ce pour quoi on se dit « Quand j’aurai l’argent… », « Quand je serai rendu à tel point… », « J’aimerais tant faire… » Il faut cesser de les regarder comme s’ils étaient éloignés, intangibles. Il faut les apprivoiser, les ramener pour qu’ils fassent éventuellement partie de notre réalité. Il faut les nourrir et, lorsqu’ils sont réalisés, se laisser inspirer par d’autres!

Certains d’entre vous le savent déjà. Dès que j’ai abordé la question, plusieurs ont pensé à ce chalet au bord d’un lac, à un voyage autour du monde, à la maison remplie d’enfants… Alors, il faut les noter, les imaginer, les vivre. Le livre « Le Secret » (« The Secret« ) a inspiré beaucoup de gens sur le pouvoir de la Loi d’attraction. Sans vous endoctriner davangate à propos de ce livre qui a déjà beaucoup fait les manchettes, je ne puis faire autrement que de voir du bon dans ses principes.

Pour d’autres, la chose est plus délicate. Les buts sont flous ou ont été enterrés sous des tonnes de responsabilités. Il faut donc les déterrer, retourner aux sources. Pour se faire, on se demande quelles sont nos valeurs? Quels sont les principes pour lesquels on vit? Trent Hamm en suggère quelques exemples pour ceux qui réfléchissent toujours, ainsi qu’une façon de les identifier dans l’article suivant: 31 days to fix your finances, day 1: Your five main values.

En voici donc quelques exemples:

L’aventure
L’équilibre
La beauté
La propreté
La confiance
Le contrôle
La créativité (Musique, cinema, nourriture, etc.)
L’éducation
L’excitation
La famille
Les amis
La liberté
L’accomplissement
Le plaisir
L’épanouissement
Le bonheur
La santé
L’indépendance
Le leadership
L’amour
Le sentiment de faire la différence
Le mariage
La paix d’esprit
Le pouvoir
La sécurité
Le service
Le partage
La spiritualité
L’environnement
La vérité

Après avoir identifié quelques valeurs, les principales, nous verrons comment déterminer les buts qui en découlent.