De l’abstrait au concret

avril 28, 2008

Maintenant que vous avez une bonne connaissance de votre situation financière, attaquons-nous à votre situation particulière.

Prenez vos revenus mensuels et divisez les ainsi:

Prenez un montant équivalent à 10 % de vos revenus et mettez les dans un compte d’épargne. Ce seront vos investissements à long terme, votre poule aux oeufs d’or. Il est sage de ne jamais lui toucher que pour l’investir. Vous pourrez éventuellement choisir les types d’investissements que vous désirez effectuer (sans risque, risque modéré ou élevé, immobilier (une maison ou des immeubles à revenus), bons d’épargne, actions ou fonds mutuels, prêts d’argent à des particuliers, démarrage de votre entreprise, etc. En attendant, je vous recommande de le mettre dans un compte d’épargne sans frais, à votre institution financière ou chez ING Direct. J’utilise leurs services depuis un moment déjà et j’ai toujours été satisfaite de leur service et de leurs produits. Je reçois 3,3% sur les sommes que j’y dépose, et j’ai accès à ces sommes dans un délai aussi court que 48 heures. Drôlement intéressant.

Ensuite, à l’aide des exercices réalisés dans les articles précédents ( Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs , Définir ses buts) fixez un montant raisonnable pour être en mesure de faire les choses qui se sont avérées les plus importantes pour vous. Vos raisons de vivre. Par exemple, si voyager est la chose la plus importante pour vous, il s’agit de déterminer combien de voyages il est raisonnable de faire, compte tenu de la situation financière dans laquelle vous êtes actuellement, dans la prochaine année. Je comprend qu’il va y avoir un IDÉAL, mais il faut y aller de façon RAISONNABLE. Si vous lisez encore ces lignes, vous n’avez pas encore atteint cet IDÉAL et il vous faut encore vous redresser! Disons qu’un voyage par année est raisonnable. Fixons le montant de ce voyage à 2400$ par année. Il faut donc mettre 200$ par mois de côté pour accumuler suffisamment d’argent pour partir dans 12 mois. Vous pourriez faire de même pour plusieurs choses: telle portion pour voyage, telle autre pour un saut en parachute, etc. Cette catégorie représente la catégorie LTSS: épargne pour dépenses à long terme. Elle représente environ 10%. Vous devriez inclure ici un bon pourcentage pour remboursement de dettes. Ce sont des plaisirs que vous avez déjà savourés et qu’il reste à payer. Le remboursement de dettes est une étape cruciale pour votre redressement. Mais il faut quand même prendre soin de votre personne afin d’éviter de rechuter. Nous en discuterons davantage un autre jour.

La prochaine étape est aussi très utile. L’expérience, aussi ésotérique qu’elle puisse être, m’a démontré que le fait de donner permet de recevoir. Je ne dis pas que c’est automatique ni qu’il s’agit d’une science exacte, mais les retombées de mes dons ont été plus que bénéfiques! Pour les besoins de la cause, j’utilise 5% de dons caritatifs aux causes qui me tiennent à coeur (dans mon cas, c’est l’environnement, l’écologie) et 5% pour les cadeaux usuels: fêtes, noël, autre. Ce 10% sert donc à redonner à la vie. Redonner se fait parfois au départ et parfois à la suite des événements, comme l’oeuf est à l’origine de la poule et la poule à l’origine de l’oeuf!

Il est maintenant temps de déduire vos dépenses fixes: il s’agit du volet stable de vos dépenses dites nécessaires. Tout ce qui peut se payer automatiquement, dont vous connaîssez le montant mensuel ou la moyenne annuelle. Les frais d’habitation (loyer ou hypothèque, électricité, téléphone, …), de déplacement (voiture, assurances, transport en commun, etc.)… Mais aussi des frais minimums sur les remboursements de dettes.

Il faut ensuite déduire les dépenses variables: épicerie, essence, vêtements, restaurant. Tel que mentionné précédemment, les dépenses nécessaires devraient représenter environ 50%. Ces dépenses variables ne devraient donc pas dépasser la différence entre les dépenses fixes et ce 50%. C’est souvent ici qu’il y a le plus de travail à faire pour réduire les dépenses.

J’ai déjà entendu: « Quand on cesse d’apprendre, on commence à vieillir ». Je dirais même qu’on cesse de vivre. Ainsi, je ne puis faire autrement que de prôner l’éducation et l’apprentissage de tous les types. Les prochains 10% pourront être utilisés pour acheter des livres, prendre des cours, retourner à l’école… Pour ma part, cette portion est beaucoup réduite, probablement parce que cette dépense vient tout juste de sortir de ma portion « nécessités » puisque j’ai terminé mes études universitaires il n’y a pas si longtemps. Vous pourrez aussi la réduire si votre employeur vous fournis l’opportunité de suivre des formations ou si vous n’avez pas autant de soif d’apprendre par des moyens coûteux: les livres sont gratuits à la bibliothèque, le « street smart » est sans prix, etc. Vous pourrez donc reporter ces dollars inutilisés sur le remboursement de dettes, puis sur l’épargne, en espérant qu’elle ne soient nécessaires pour vos dépenses nécessaires…

Le 10% suivant pourrait se voir réduit si vous comptez rembourser un maximum de dettes et que le moral est bon. Un 5% pourra être utilisé à cet effet. Il reste ensuite 5% qui peuvent être utilisés sur des petits (ou plus grands) plaisirs de la vie. Ce peut être un souper gastronomique, une fin de semaine dans le nord, une soirée seuls avec les enfants auprès d’une gardienne, un vêtement de haute couture, une métamorphose beauté, ou simplement un bon repas de fruits de mer à la maison… Ces 10% sont souvent inclus dans les dépenses variables. Il est quant à moi dommage de ne pas reconnaître leur particularité et de ne pas savoir les savourer pleinement! C’est ici que l’on peut se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité. Profitez en! Tel que j’en ai discuté précédemment, c’est ici que l’on investit dans la SATISFACTION. Allez-y, SAVOUREZ.

Selon vos revenus, je comprends que ces pourcentages puissent être idéalistes, ou impensables. Je crois par contre qu’il est primordial d’accorder à chaque type de dépenses qui ne font pas partie des dépenses nécessaires une place importante afin de jouir de la vie au fur et à mesure.

Si vos besoins étaient supérieurs au 50%, je vous invite donc à fixer ce pourcentage (par exemple, à 70%) et à rediviser les 30% qui restent proportionnellement: 30% divisés en 5, 6% par catégorie plutôt que 10%. Cette situation est soit dûe à une trop grande quantité de dettes, à un train de vie trop élevé ou à un salaire insuffisant. En appliquant les principes discutés dans les articles précédents, ces problèmes risquent fort de s’amoindrir et il sera important de rajuster le tir au fur et à mesure.

De la même façon, si vos revenus ou vos dépenses sont telles que vos dépenses nécessaires sont inférieures à 50%, je vous invite à rediviser votre disponibilité restante, mais en augmentant en priorité la portion consacrée aux investissements. Cette catégorie peut facilement atteindre 20% de vos revenus. Elle vous permettra d’avoir un coussin, de vous rassurer, de savoir qu’une sécurité existe pour vous aussi. Vous pourrez  ensuite encourager la portion consacrée à l’atteinte de rêves ou d’aspirations de votre vie. C’est souvent beaucoup ainsi que l’individu se définit. Par la suite, la prochaine catégorie à prioriser serait probablement celle des dons caritatifs: plusieurs ouvrages recommandent des dons caritatifs avoisinnant 10% des revenus. Je  viserais cette proportion, tout en conservant 5% pour les cadeaux d’usage.

Dans le cas où la priorité veut être mise sur le remboursement de dettes, je vous invite à mettre un minimum de 10% de vos revenus sur le remboursement de dettes. Ce 10% sera puisé en priorité dans les comptes d’épargne à long terme et d’amusement, et sera au surplus des paiements minimums dûs sur vos cartes de crédit. Dans le premier puisque cela doit être un but à long (ou moyen) terme, et dans le second puisque ce sont souvent des extras qui ont été chargés aux comptes de carte de crédit et qu’il s’agissait de gratifications « pré-épargne » dont les moyens se sont avérés insuffisants.

 Nous regarderons des exemples concrets dans les prochains articles.

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Projet de distribution des revenus

avril 19, 2008

Avant de continuer à regarder vos dépenses, je vous propose un « barème d’allocation des ressources ». Je me suis inspirée pour se faire d’un livre que j’ai lu et qui s’intitule: « Secrets of the Millionaire Mind » de T. Harv Eker. Je ne crois pas que ces allocations soient obligatoires, mais elles m’ont beaucoup aidé à déterminer où telles sommes devaient aller et où je devais en consacrer davantage.

Voici son allocation: (il appèle cette technique les « Jarres », en ce sens qu’il recommande de diviser chaque monants et de les accumuler dans des Jarres individuelles).

10%: FFA (Financial Freedom Account): Compte de liberté financière (investissements)

50%: Necessities: Nécessités, dépenses fixes et obligatoires

10%: EDU (Education): Éducation, études

10%: LTSS (Long Term Saving for Savings): Épargne à long terme pour dépenses à venir

10%: GIVE: Dons de tous genres

10%: PLAY: Amusement

Ces pourcentages fonctionnent pour les gens qui reçoivent un chèque de paie net. Pour ceux qui sont à leur compte, il est recommandé de retirer d’ABORD un premier 30% de tous les revenus afin de payer l’impôt.

Voici comment je les interprêtes:

Investissement: Dans plusieurs écrits, on recommande de « se payer en premier ». Il s’agit habituellement d’un 10% de nos revenus nets qui est déduit dès l’arrivée du chèque de paye (pour ceux qui sont à leur compte, ces pourcentages seront toujours déduits de ce qui reste après le retrait des 30% pour l’impôt). Ce compte est accumulé pour réaliser des investissements divers: bons d’épargne, fonds mutuels, REER, bourse, immobilier, démarrage d’une entreprise, etc. J’élargis toujours le concept afin d’inclure une mise de fond sur une maison ou un condo.

Quand on se paie TOUJOURS en premier, les avantages sont nombreux: La somme des 10% permet éventuellement de dépasser celui des dettes, ce qui permet d’augmenter notre actif et notre valeur financière nette, on s’assure de toujours avoir l’argent disponible pour investir dans notre avenir (contrairement à budgetter tout et à économiser « ce qui va rester » s’il en reste), on établit des priorités dans nos dépenses…

Nécessités: je ne crois pas que cela nécessite beaucoup d’explications. Cependant, il est important de mentionner que si vos dépenses sont déficitaires, il faut ABSOLUMENT que ces nécessités soient NÉCESSAIRES. On ne peut y inclure des dépenses superflues. Il s’agira de trouver dans les autres catégories un lieu pour ces dépenses moins nécessaires…

Éducation: Ce poste est simple à décrire, mais il est souvent négligé. Si votre employeur vous permet de participer à divers formation, ce poste peut être diminué. J’y inclus de façon générale: tout livre qui m’apprend des choses, toute formation, conférence, cours, … Il est fort probable que ce poste ne soit pas entièrement utilisé… Il est alors important de transférer ces % inutilisés dans d’autres postes de votre choix. Je recommande à ceux et celles qui convoitent un retour aux études de contribuer assurément à ce poste.

Épargne à long terme: Ce compte est utilisé afin d’économiser pour des dépenses futures: un compte surprises ou imprévus, un voyage, un systèmes de cinéma maison, de nouveaux meubles… Ce compte permet d’éviter d’acheter à crédit et d’accumuler les sommes AVANT d’acheter un objet. C’est aussi un compte où on peut économiser pour certains buts dont nous rêvons.

Dons: Depuis longtemps, la religion suggère de faire don de 10% de ses revenus à la communauté habituellement religieuse. J’élargis ce concept et inclus donc les cadeaux faits aux gens qui nous entourent: parents, enfants, amis, collègues… Je partage donc ce compte en 2: J’économise les sommes pour des cadeaux de fêtes, de noël, ou autre occasions. Je ne passe donc plus janvier et février dans le rouge et l’inquiétude. J’économise aussie les sommes pour faire don à des organismes qui encouragent des causes qui me tiennent à coeur. Je crois fermement qu’il faut donner pour recevoir et apprendre à recevoir pour apprendre à donner. Je pratique donc les deux! Aussi ésothérique que cela puisse paraître, la majorité de mes dons se sont suivis par des retombées économiques remarquables.

Amusement: Parce qu’il faut s’amuser dans la vie! Pour l’auteur du livre, ce concept est utilisé pour dilapider dans des folies de millionnaire afin de créer le sentiment et d’attirer la situation de fait. Il propose donc d’utiliser ces sommes dans des dépenses luxueuses et de savourer ces aventures. J’élargis par contre ce concept et vous invite à le faire, spécialement si vous avez de la difficulté à joindre les deux bouts. Vous pouvez y inclure un resto en famille si cela ne se produit jamais, des soins esthétiques particuliers, coupe de cheveux chez un coiffeur réputé, le fait d’acquérir un animal de compagnie et de déduire les dépenses ici… Bref, c’est un compte pour se faire PLAISIR!!!

Dans le prochain article, je vous présente comment utiliser ces Jarres…


 


Budget profitable ou déficitaire?

avril 7, 2008

Suite à l’évaluation de vos dépenses, qui aura probablement pris plusieurs heures, vous avez réalisé si vous étiez profitables ou déficitaires. J’espère que cela ne vous a pas causé d’insomnie. Je souhaite à chacun de vous que vos finances soient profitables, cependant, il est important de se souvenir que l’univers n’aime pas le vide et que toute disponibilité de fonds est souvent noyée par une dépense ou l’autre.

Si votre budget est profitable, il faut absolument trouver des endroits où acheminer ces sommes pour éliminer au maximum la disponibilité. Nous verrons bientôt des options pour le faire.

Si, au contraire, il est déficitaire, il est grand temps de prendre les choses en main. Pour se faire, deux options s’offrent à vous: augmenteer les revenus ou diminuer les dépenses. Une combinaison des deux est idéale, mais nous avons souvent plus de contrôle sur nos dépenses que sur nos revenus. Il faut donc prendre chaque poste de dépenses et évaluer chacun d’eux pour en juger la nécessité, la possibilité de le réduire, mais surtout, le niveau de satisfaction qu’il procure (voir Investir dans la satisfaction).

En ce qui a trait aux dépenses fixes, par exemple, prenons la cablodistribution. Avez-vous réellement besoin d’avoir la télévision? Avez-vous réellement besoin de tous ces canaux? Un autre fournisseur pourrait-il vous fournir les mêmes services pour moins cher? Les clients fidèles sont souvent pénalisés chez les fournisseurs car ils ont leur habitudes de consommation et qu’ils ont déjà ce dont ils ont besoin alors que les nouveaux clients pourront souscrire à plusieurs services… Ça vaut la peine de magasiner et d’essayer. Pour ma part, je déteste les commerciaux! Cela m’exaspère! Je trouve que cela ne fait que casser le suspense. Alors, je préfères investir dans la location ou l’emprunt de films ou de télésérie ou leur achat, ou même dans les soirées au cinéma. Un compte de cablodistribution, dans le moins cher, est autour de 43 $. Si je vais au cinéma une fois par mois, que je loue 1 ou 2 dvd par semaine et que j’emprunte une télésérie (CSI par exemple) par mois, j’arrive à 32$ de location, 10$ de cinéma et 0$ de télésérie puisque je l’emprunte j’occupe donc 42 heures de mon temps, sans commerciaux, sans frustration, sans tentation et je l’apprécie drôlement plus. Cela fait quand même 10 heures de cinéma/télévision par semaine. Mais c’est moi! Je ne suis pas une grande amatrice de télévision. Le mois suivant, je vais peut-être acheter une télésérie, ce qui me permettra de la prêter ensuite. Je pourrai même inviter les amis à qui je compte la prêter et préparer un souper entre amis, une occasion pour se voir.

Avez-vous réellement besoin de deux voitures neuves ou en location? Dépendamment des foyers, il est très fréquent qu’un membre de la famille ait davantage besoin d’un véhicule pour se déplacer que l’autre. Il serait utile d’avoir une voiture plus récente et une voiture plus ancienne. La première étant pour la personne qui s’en sert le plus et la seconde, pour les petits déplacements ou pour  celui ou celle qui travaille le plus près de la maison ou se déplace en transports en commun. L’industrie automobile se plaît à nous faire croire que les voitures plus anciennes sont moins sécuritaires, plus dispendieuses en entretien… Mais avez-vous déjà fait le décompte? La probabilité pour qu’une voiture plus ancienne coûte aussi cher qu’une voiture neuve, financée ou louée, est plus que minime. Si cela arrive, c’est seulement par malchance, et peut-être pour quelques mois seulement, pas 72! Les coûts d’assurances sont d’ailleurs beaucoup plus élevés sur les véhicules neufs. De nombreuses options s’offrent d’ailleurs à ceux qui veulent couper une voiture: les transports en communs, qui vous permettent par la même occasion de lire un bon livre ou de relaxer, le covoiturage, le service Communauto… Je dois l’avouer: je ne me revalorise pas particulièrement à travers une carosserie!

D’autres dépenses fixes peuvent devenir plus flexibles par de petites attentions: éteindre les lumières, baisser la température lorsque l’on quitte et la nuit (cela favorise d’ailleurs un meilleur sommeil, quant à moi), installer des termostats électroniques, utiliser des appareils écoénergétiques, colmater les fuites, etc.

Pour le téléphone cellulaire, il est utile de regarder le contrat et d’évaluer nos besoins au fur et à mesure qu’ils évoluent: la tant populaire messagerie texte peut s’additionner à la longue, le dépassement de forfait fait souvent mal et une simple réévaluation avec le fournisseur, au cours d’un appel au soutien à la clientèle peut réellement rapporter (prenez votre mal en patience!). Encore une fois, magasinez! Il est maintenant possible de quitter une compagnie pour une autre en conservant votre numéro de téléphone!

Le téléphone à la maison peut maintenant offrir d’autre options: le seul fournisseur du Québec a dû laissé la place à la compétition. De simples coûts de téléphone à chaque année peuvent vous sauver des dizaines de dollars mensuellement. Les plans d’interrurbains ont évolué! Les services aussi.

Les assurances de biens: il est très utile de renégocier les plans d’assurance en comparant différents fournisseurs, en appelant des courtiers, en faisant des coups de téléphone à chaque fois que les contrats viennent à échéance. Ce temps investi est souvent très lucratif. L’augmentation de la franchise et la réduction des protections (retrait de feu, vol, vandalisme, la réduction à la responsabilité civile uniquement, etc.) permettent aussi de sauver des dollars. Une égratignure ou une bosse sur une voiture plus ancienne est moins dramatique et ne nécessite pas de réclammation. Parlant de réclammation, conserver un bon dossier de conduite et éviter les réclammations permettent aussi d’épargner.

Pensez à votre « tarif horaire » quand vous faites ces démarches: ces quelques heures vont souvent rapporter quelques dizaines voire quelques centaines de dollars par année. L’économie des dollars se calcule en dollars non imposables! La liste est longue, et les options aussi. Il ne faut pas avoir peur de négocier: rares sont les entreprises qui n’ont qu’un prix!

Toutes ces économies s’additionnent et peuvent vous aider à économiser ou à rembourser vos dettes. Ce ne sont que des dépenses fixes, imaginez les petites dépenses que vous pourrez diminuer. Plus vous retardez, plus vous payez et plus vous laissez le pouvoir dans les mains de ceux qui vous tiennent: les fournisseurs.

Nous allons prochainement traiter des dépenses variables et je compte aussi analyser quelques contrats de consommations dans un article subséquent.

C’est à mon tour de vous dire… À suivre!!!!!


Investir dans la satisfaction

avril 6, 2008

Avant de poursuivre l’analyse de l’état des revenus et dépenses, il est important d’apprendre à évaluer plusieurs aspects de notre vie en vertu du principe suivant: tout est une question d’investissement par rapport à ce que cela rapporte.

Je ne parle pas seulement d’investissements monétaires. C’est l’optimisation de ce facteur qui doit nous conduire à faire des choix qui offrent une plus grande satisfaction. Ce principe s’applique à plusieurs aspects de la vie: l’argent, le temps, l’alimentation… À travers des choix éclairés, nous voulons maximiser ce que nous apporte, en termes de satisfaction, telle ou telle option versus une autre.

Les choix qui s’offriront à nous seront souvent de type: Telle dépenses m’apportera-t-elle autant de satisfaction que le sentiment de m’approcher de mes véritables buts. Le principe sera le même en pensant à son alimentation: est-ce que ces gateaux Vachon m’apporteront vraiment satisfaction ou est-ce que je préfère conserver cette disponibilité énergitique pour une mousse triple chocolat, ou soustraire ces calories à mon poids pour conserver ou améliorer ma santé? On compense la quantité par la qualité. Est-ce que l’écoute de cette émission m’apportera réellement satisfaction plutôt que celle de dormir plus tôt et d’être en meilleur forme demain?

J’ai récemment vécu un moment où j’ai appliqué le principe. Un soir, le souper était prêt et j’écoutais une émission de télévision. On m’appelait pour que je rejoigne la famille afin de partager le repas. Je tenais à écouter la fin de l’émission, mais j’ai réalisé que la satisfaction d’écouter la fin de l’émission serait moindre que celle de souper en bonne compagnie. La famille était plus importante pour moi que la télévision.

 Il est important d’apprendre à faire ces choix quotidiennement pour agir en fonction de ses valeurs et atteindre ses véritables buts. Les diversions sont nombreuses dans notre société de consommation! Il est facile de croire que telle ou telle voie est celle de la satisfaction, alors qu’il s’agit plutôt d’un besoin illusoire.

Bonne évaluation!


Un saut dans la réalité

avril 3, 2008

Tel qu’abordé dans l’article prédédent, les « petites dépenses » peuvent rapidement s’additionner… Ces petites dépenses peuvent parfois être égales aux dépenses fixes et il est important de les identifier.

La prochaine étape consiste à préparer un état des revenus et dépenses en bonne et due forme, en tenant compte de vos habitudes actuelles. À vos crayons!

Commençons par les revenus : Un talon de paie sera suffisant pour la majorité d’entre nous, mais il est important d’identifier toutes les sources de revenus, et un montant le plus précis possible de chacune d’elle. Sortez quelques états de compte de votre institution bancaire. Une année devrait être représentative. N’ignorez pas les revenus sporadiques et ne laissez pas dépendre vos rêves ou vos intérêts de ces revenus: ils faut accorder une place prioritaire à vos rêves et fixer des objectifs pour ces revenus irréguliers.

Attaquons ensuite les dépenses: Identifiez vos façons de dépenser: Argent comptant, cartes de débit, cartes de crédit, chèque… Sortez les relevés de compte et observez-les. Commencez par les dépenses fixes. J’utilise habituellement un fichier excel où j’indique les dépenses: Une colonne pour les dépenses annuelle, une mensuelle, une bihebdomadaire (ou hebdomadaire si vos paies sont aux semaines). Observez les relevés de compte et insérez les dépenses que vous faites annuellement, mensuellement, aux deux semaines. En voici quelques exemples:

Habitation

Loyer ou versement hypothécaire
Taxes municipales
Taxes scolaires
Taxes d’eau
Frais de condo
Électricité
Chauffage
Système d’alarme
Aménagement, entretien et réparations
Assurance habitation
Ameublement

Transport

Auto (remboursement ou location)
Essence
Entretien et réparations
Pneus
Assurance auto
Immatriculation
Permis
Stationnement
Transport en commun (taxi, train, métro, autobus, etc.)

Télécommunications

Téléphone et interurbains
Téléphone cellulaire
Téléavertisseur
Cablodistribution
Internet

Alimentation

Épicerie
Cafe et collation
Restaurants

Dépenses d’assurance

Assurance vie
Assurance invalidité
Assurance maladie grave
Assurance accident

Santé

Soins de santé (médicaux, dentaires, optiques)
Pharmacie

Loisirs

Sports (équipement)
Divertissement (spectacles, cinéma, location video, livres et revues)
Vacances
Abonnements (jounaux, revues, clubs sportifs, etc.)

Éducation

Frais de scolarité / Formation
Livres éducatifs, matériel scolaire, frais de l’institution, etc.

Remboursement d’emprunts

Carte de crédit
Marge de crédit
Prêt personnel
Prêt étudiant
Emprunt (ami ou parent)
Autres emprunts (meubles, consolidation de dette, etc.)

Autres dépenses

Vêtements
Chaussures
Papetrie
Frais de gestion
Soins personnels (coiffure et esthétique)
Cadeaux
Dons de charité
Dépenses personnelles
Tabac
Boissons alcoolisées
Perte ou vol ou ajustements

Dépenses pour autrui

Enfants
Frais de garde d’enfants
Dépenses liées aux enfants
Pension alimentaire

N’ignorez pas les dépenses « inhabituelles », il y en a tout le temps.
Ne négligez pas les petites dépenses, elles s’additionnement vraiment.

Pour vous aider à tenir compte de ces petites dépenses, faites cet exercice: demandez toujours une facture pour vos achats, notez ces dépenses et celles qui n’ont pas de facture (pourboires, dons, etc.) dans un petit carnet qui vous suivra partout pour le prochain mois, n’y omettez rien. (Vous pouvez aussi y compiler l’argent reçu: cadeaux, remboursements…) Compilez-y la date de l’achat, le nom du commerçant et le montant déboursé. Comparez-le ensuite avec vos relevés(doublons, sommes retirées au guichet, etc.) Cet exercice vous aidera à identifier vos habitudes de paiement et les fuites dans votre budget.

Pour les dépenses reliées à vos dettes, ne tenez compte que du montant minimum. Pour les services qui varient au cours de l’année, prenez le montant global annuel. Soyez généreux et honnêtes dans les dépenses. N’en omettez pas. Ce n’est qu’à vous même que vous mentiriez.

En soustrayant les dépenses des revenus, vous aurez une bonne idée de la direction que prennent vos finances: sont-elles déficitaires ou profitables? Peu importe l’issue de l’exercice, prendre conscience de ces chiffres est un grand pas sur le chemin de la rémission. Ne vous en faites pas si elles sont déficitaires: c’est probablement ce qui vous a poussé à suivre les étapes que je vous présente ici. Je crois fermement que l’un des buts ultimes de notre existence est de s’améliorer. C’est ainsi qu’on fait les premiers pas. et je vous en supplie… NE DRAMATISEZ PAS. Il y en a des pires et des moins pires. J’ai fait cet exercice avec plusieurs personnes. Certaines étaient déficitaires de 150$ par mois, d’autres de près de 1 000$ par mois certains n’avaient une latitude que de 100$, sans coussin pour les surprises…

Je sais que cela n’est pas facile, mais essayez d’apprécier le soulagement que vous apporte la prise de conscience de cet état de fait.