Définir ses buts

mars 31, 2008

Il est très important de déterminer les buts qui nous inspirent avant d’entreprendre un véritable processus de « rémission » financière. La raison de cette importance est simple: le seul moyen de discipliner notre façon de dépenser est d’avoir un ou plusieurs buts plus puissants et plus grands que la souffrance de ne pas tout avoir quand on le désire ou celle de se priver.

En simple, il faut que l’atteinte de ce but nous motive tant que l’impulsion de tout acheter peut être retenue. Je le dirai souvent, tout est une question d’investissement (temps, argent, énergie, pensée) par rapport à ce que cela rapporte (argent, bonheur, bien-être). Rares sont les menues dépenses qui nous procurent véritable satisfaction. Cependant, c’est cette satisfaction que nous recherchons en mettant l’accent sur l’atteinte de nos buts véritables.  

Sacrifier un muffin et un café latté par jour ou par semaine ne risque pas de créer un grand mécontentement mais si ces économies peuvent s’additionner pour nous permettre d’accumuler la mise de fonds pour devenir propriétaire, pour faire le voyage tant convoité, pour acheter le véhicule de nos rêves…

Plusieurs me diront que cela va en prendre des muffins et des cafés sacrifiés pour une mise de fond, mais les chiffres s’additionnent vite! Disons qu’un muffin et un capuccino s’élèvent à la somme de 5.50$ (3.50$ le café et 2$ le muffin), au moins une fois par jour (si peu cela puisse être…), 5 jours semaine, 50 semaines par année: cela fait 1375$ par année pour le café du coin… Cela devient intéressant de voir qu’en préparant un petit café à la maison le matin (certaines cafetières sont mêmes programmables pour vous offrir un réveil matinal olfactif!) et en se préparant un petit déjeuner rapide, les petits montants s’additionnent. Toutes ces petites dépenses, loin de nous apporter satisfaction, nous permettent généralement d’opter pour la facilité. David Bach appele cela le « Latte Factor », ou le Facteur Café au Lait.

Le principe est simple, c’est l’effort qui peut être difficile.

Ainsi il faut donc définir ces buts qui nous font vibrer. Pour se faire, il est utile de se poser les questions suivantes:

– s’il ne me restait que 6 mois à vivre, que ferais-je?

– si j’avais un million de dollars, qu’est-ce que je ferais?

– si l’argent n’était pas une contrainte, qu’est-ce que je ferais?

Après avoir défini l’éventail des valeurs par lesquelles nous vivons, il est plus facile de déterminer des buts en accord avec ces valeurs, ou de s’assurer que nos buts sont réellement en accord avec celles-ci.

Pensez par exemple à cinq buts à réaliser dans la prochaine année, cinq autres dans cinq ans et cinq autres dans vingt-cinq ans.

Ne vous en faites pas: ces buts sont appelés à changer, ils se raffineront avec le temps, c’est normal.

On peut par exemple penser à:

Dans la prochaine année

– Rembourser 5 000$ de dettes
– Partir 1 semaine dans le sud
– Économiser 2 000$ en guise de coussin « surprise »
– Célébrer son mariage

Dans 5 ans:

– Rembourser toutes ses dettes
– Prendre 3 mois de congé sans solde et partir faire le tour du monde
– Envisager un premier enfant

Dans 25 ans:

– Être propriétaire d’une maison achevée de payer
– Avoir des enfants qui quittent cette maison
– Sentir la retraite qui approche et la planifier
– Avoir un condo en Floride
– …

L’identification de ces buts nous aidera à entreprendre une rémisison financière.

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Regarder vers ses buts, ses aspirations, ses valeurs

mars 25, 2008

Après avoir déterminé les problèmes qui ont conduit à l’accumulation excessive de dettes (l’une des causes énumérées dans l’article précédent ou une autre), il faut se poser quelques questions. D’abord, est-ce que nous considérons que ces dettes constituent vraiment un problème? Je présumme que si vous lisez ces lignes, il y a fort à parier que la chose a commencé à créer des problèmes. Ensuite, êtes-vous prêts à mettre l’effort et la volonté pour renverser la vapeur?

Si tel est le cas, ou si vous ête simplement curieux, voici les aspects de votre vie quotidienne à examiner:

Dans un premier temps, il faut déterminer ses buts, ce qui nous a toujours inspiré, ce pour quoi on se dit « Quand j’aurai l’argent… », « Quand je serai rendu à tel point… », « J’aimerais tant faire… » Il faut cesser de les regarder comme s’ils étaient éloignés, intangibles. Il faut les apprivoiser, les ramener pour qu’ils fassent éventuellement partie de notre réalité. Il faut les nourrir et, lorsqu’ils sont réalisés, se laisser inspirer par d’autres!

Certains d’entre vous le savent déjà. Dès que j’ai abordé la question, plusieurs ont pensé à ce chalet au bord d’un lac, à un voyage autour du monde, à la maison remplie d’enfants… Alors, il faut les noter, les imaginer, les vivre. Le livre « Le Secret » (« The Secret« ) a inspiré beaucoup de gens sur le pouvoir de la Loi d’attraction. Sans vous endoctriner davangate à propos de ce livre qui a déjà beaucoup fait les manchettes, je ne puis faire autrement que de voir du bon dans ses principes.

Pour d’autres, la chose est plus délicate. Les buts sont flous ou ont été enterrés sous des tonnes de responsabilités. Il faut donc les déterrer, retourner aux sources. Pour se faire, on se demande quelles sont nos valeurs? Quels sont les principes pour lesquels on vit? Trent Hamm en suggère quelques exemples pour ceux qui réfléchissent toujours, ainsi qu’une façon de les identifier dans l’article suivant: 31 days to fix your finances, day 1: Your five main values.

En voici donc quelques exemples:

L’aventure
L’équilibre
La beauté
La propreté
La confiance
Le contrôle
La créativité (Musique, cinema, nourriture, etc.)
L’éducation
L’excitation
La famille
Les amis
La liberté
L’accomplissement
Le plaisir
L’épanouissement
Le bonheur
La santé
L’indépendance
Le leadership
L’amour
Le sentiment de faire la différence
Le mariage
La paix d’esprit
Le pouvoir
La sécurité
Le service
Le partage
La spiritualité
L’environnement
La vérité

Après avoir identifié quelques valeurs, les principales, nous verrons comment déterminer les buts qui en découlent.


Déterminer la cause de ses soucis financiers

mars 21, 2008

Dans le livre « The Money Trap: A Practical Program to Stop Self-Defeating Financial Habits So You Can Reclaim Your Grip on Life  » de Ron Gallen, l’auteur dénote 4 problèmes de comportements qui mènent à l’accumulation excessive de dettes: Les dépensiers excessifs, les travailleurs compulsifs, les obsédés de l’argent et les sous payés chroniques (Overspenders, Workaholism, Money obsession, Underearners).

Les dépensiers excessifs sont probablement les plus faciles à identifier. En effet, ils peuvent avoir un gros salaire, une grosse voiture, une grosse maison. Ils se font admirer par l’importance de leurs avoirs et cachent souvent une montagne au moins équivalente de dettes. Ils ont toujours l’impression qu’ils ont encore des ressources à dépenser, et ils se valorisent à travers les gens qui les admirent ou le sentiment de mériter ce qu’ils se procurent. Ce sont parfois ceux qui jouent aux « voisins gonflables » au Québec.

Les travailleurs compulsifs se font reconnaître par leur longues heures au travail. Ils se valorisent en travaillant, travaillant et travaillant, souvent pour étouffer des sentiments qui les rongent. Ils sont souvent cités en exemple par leur patrons pour leurs collègues. La vérité est pourtant qu’ils sont obsédés par le travail. Ils en oublient la vie qui passe, les gens qu’ils aiment… sous la couverture de l’ambition.

Les obsédés de l’argent ne voient pas le temps filer quand ils pensent à l’argent: transférer des soldes de cartes de crédit pour sauver quelques dollars, réfléchir à des moyens de maximiser chaque sous, etc. Ils peuvent gaspiller des heures pour trouver le moyen de sauver des frais, des transactions, mais ne comptent que très rarement leur temps dans l’équation. Ils ont toujours une seconde pensée en fonction de ce qu’il leur en coutera, des points qu’ils pourraient économiser, de rallier leurs parents et amis pour maximiser les rabais…

Les sous payés chroniques sont des gens qui ne trouvent aucun emploi qui soit à la hauteur de leur compétence puisqu’ils ont la croyance intérieure, consciente ou inconsciente, qu’ils ne valent pas ce qu’ils sont. Ils ont souvent le capitalisme en horreur et ne valorisent pas l’argent.

Je crois que ces caractéristiques décrivent bien les problèmes qui peuvent être rencontrés chez les gens qui ont un problème de dettes. L’auteur souligne aussi que plusieurs de ces pathologies ont découlé de la « guérison » d’une autre pathologie: dépendances aux drogues, alcool, jeu, sexe, nourriture, etc. Le symptôme est disparu, mais la cause est toujours présente et se répercute ailleurs.

Je ne poursuivrai pas la critique de ce livre pour l’instant, mais je crois que les principes qu’il véhicule constituent un bon endroit pour commencer à se questionner sur ce qui mène à l’accumulation de dettes. 


À ceux qui se débattent avec leurs dettes

mars 20, 2008

Je commence cette série d’article par discuter du fardeau que peuvent devenir les dettes. J’ai rencontré plusieurs personnes, d’origines différentes, de revenus différents, d’habitudes différentes qui ont rencontré ou rencontrent toujours des difficultés avec leurs dettes.

Je crois que le principal problème de cet état de situation est d’origine psychologique et que les attitudes qui y mènent peuvent ressembler aux suivantes:

– Les lacunes dans l’administration des finances personnelles (manque de connaissances, d’efforts, etc.)
– Le manque de ressources, purement et simplement (en raison d’imprévus ou d’obligations)
– L’impression que parce qu’on fait tel « emploi » ou tel « salaire » on mérite ceci et cela (L’obligation de dépenser et d’acquérir des biens matériels pour compenser un mal être ou un « standing » social)

 J’ai un vague souvenir d’une entrevue de Robert Kiyosaki qui citait un planificateur financier mentionnant deux exemples de sa pratique:

– Un médecin endetté jusqu’au yeux, et sans actif net, entrait dans le cabinet du PF et demandait ce qu’il pouvait faire pour aider sa situation. Il avait bien-sûr une voiture très récente, ne prenait pas conscience de l’extravagance de son niveau de vie et ne réalisait probablement pas sa responsabilité dans cette situation.

– À l’inverse, une enseignante entrait dans le même cabinet, et, l’air piteux, elle précisait qu’elle n’avait pu accumuler à ce jour, pour sa retraite, que 50 000$… Il lui avoua que bien peu de gens avaient cette sagesse!

 Il est facile de constater les attitudes diamétralement opposées de ces deux individus. Bien entendus, tous les médecins ne sont pas ainsi, et tous les enseignants non plus… Mais il est fréquent de constater que plusieurs traits sont communs à plusieurs corps de métier.

 Plusieurs techniques s’offriront à ceux qui croulent sous les dettes, cependant, toutes se résummeront à trois solutions:  diminuer les dépenses, augmenter les revenus, ou les deux!  Comme on m’a enseigné à l’école, Antoine Laurent de Lavoisier a dit: « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se retrouve et se transforme »!

 Ainsi, il n’y a aucune solution purement magique, seule la volonté peut être miraculeuse!


L’argent… tout simplement!

mars 20, 2008

Voici plusieurs semaine que la rédaction d’un blog me travaille… En effet, j’ai toujours aimé écrire, j’ai d’ailleurs choisi une profession qui m’y oblige… À travers les prochains articles, vous découvrirez mes sujets d’intérêts qui varieront de la vie en général, au travail, à la famille, mais en passant par dessus tout par les finances personnelles. Je remercie d’ailleurs Trent Hamm, auteur du site The Simple Dollar pour m’avoir passivement convaincue de procéder: c’est en effet son blog qui m’a fait découvrir les merveilles de cette activité.

Je compte donc vous partager ma vision de la vie à travers les finances personnelles, ma gestion personnelle… mais aussi, je compte traduire et commenter certains article que j’ai lus sur le site nommé plus tôt.

Je dédie ce blog à tous ceux et celles qui veulent s’épanouir. J’espère que mes conseils pourront vous aider à vous simplifier la vie.